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Convention des comités locaux Europe Ecologie (sur twitter)

14/03/2009

La convention des comités locaux Europe Ecologie (programme complet)aura lieu demain au cabaret sauvage à Paris. Des bus viendront de toute la France pour assister à des débats sur des thématiques du programme et au premier grand meeting de la campagne avec tous les candidats: Dany Cohn-Bendit, José Bové, Eva Joly, Yannick Jadot, Sandrine Bélier, Hélène Flautre, Michèle Rivasi, Jean-Paul Besset et les autres!

Si vous voulez suivre cette convention en direct sur twitter, il suffit de cliquer sur le lien suivant: #convEE (en savoir plus sur les hashtags dans twitter)

Cedric Ecologie, Europe, Les Verts, Politique , , , , ,

Changer d’ère

18/10/2008

Ci-dessous le manifeste pour les élections européennes, signé par Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové, Jean-Paul Besset, Cécile Duflot, Antoine Waechter, Yannick Jadot, François Alfonsi et Pascal Durand. Le mouvement est lancé, reste à réussir ces élections en faisant une campagne dynamique, originale et efficace!

(Image: Wikimédia commons)

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L’histoire est en suspens, car la déraison s’est emparée du monde.
Comme en témoignent brutalement les dérèglements des mécanismes financiers, la croissance de la famine, l’aggravation des inégalités ou l’emballement du bouleversement climatique, l’humanité s’est mise en situation de perdre la maîtrise de son destin. Nous sommes parvenus à ce moment clé où tout peut basculer, jusqu’à l’irréversible, ou, au contraire, favoriser un sursaut pour construire une nouvelle donne dont l’Europe deviendrait le creuset.

Soit la trajectoire d’effondrement dans laquelle s’inscrit la mondialisation du tout-marché et de la prédation aveugle se prolonge, et l’on verra la conjonction des crises – écologique, énergétique, alimentaire, financière, économique, sociale, identitaire – précipiter la planète dans une régression sans précédent ; soit les sociétés humaines se ressaisissent, refusant la spirale de l’excès, des fractures sociales et du découplage avec la nature, et alors surgiront les forces porteuses des réformes nécessaires pour échapper au chaos et tracer l’horizon d’une nouvelle espérance.
Il est urgent de se rassembler pour y concourir. Ni demain, ni peut-être. Maintenant et résolument !

Ne rien faire ouvrirait la porte à des politiques autoritaires pour gérer les pénuries ou les conséquences des migrations d’origine climatique. Agir, c’est éviter la barbarie pour choisir la civilisation.
Nous n’avons plus le temps. Tous les indicateurs sont au rouge. Notre modèle de développement est pulvérisé par les faits ! Aveuglé par l’idéologie de la croissance sans limites, dopé par le laisser-faire du libéralisme, le système productiviste fonce tout droit vers la catastrophe, tel un bateau ivre. Partout l’insécurité sociale grandit. Le progrès perd son sens au profit d’une montée de l’insignifiance et d’une destruction du vivant. L’humanité avance vers son désert.

[…] Une autre politique est possible : celle de la responsabilité. Le devoir d’équité universelle, l’attachement au vivant sous toutes ses formes, la nécessité de réduire l’empreinte écologique sur les ressources et les équilibres naturels commandent de changer d’ère. Il faut entrer sans plus tarder dans un nouveau monde, celui d’une profonde mutation écologique et sociale de civilisation. Celle-ci s’appuiera sur les valeurs de sobriété, de mesure et de modération, de partage, de solidarité et de démocratie, a contrario des aliénations marchandes et des violences économiques qui contaminent les écosystèmes, déstructurent les sociétés, écrasent les diversités culturelles et broient les individus dans la compétition du toujours plus et les frustrations permanentes.

D’abord, il faut rompre ! Rompre, c’est s’en prendre enfin aux racines […]. Agir sur les structures de nos sociétés et travailler en même temps à une insurrection des consciences, voilà les deux défis à relever pour éviter une désagrégation tous azimuts et, au final, la défaite de l’homme.

L’urgence commande donc de réunir les conditions collectives pour que la trajectoire humaine s’engage sur une autre voie. Autre projet de société, autre modèle de civilisation… le chemin passe par la refondation progressive et pacifique de nos manières d’être et de vivre, ensemble et individuellement.

b[[…] Nous n’affichons ni lendemains qui chantent ni programmes miracles.]b Nous affirmons seulement un autre choix : celui d’une nouvelle régulation, fondée sur l’impératif écologique et social, dont la déclinaison devra être établie démocratiquement dans chaque domaine impliquant la communauté humaine. Notre démarche consiste à opposer pied à pied des alternatives aux logiques destructrices et spéculatives, à trier entre ce qui est possible et ce qui ne l’est plus, à rassembler les énergies pour que la société s’engage dans une transition vers un monde qui, à défaut d’être parfait, restera viable pour tous et se montrera plus juste au plus grand nombre.

L’enjeu est tel et son urgence si prégnante que nous ne pouvons plus consentir à la tradition des jeux de rôle auxquels la représentation politique se complaît, avec ses rabâchages traditionnels qui pétrifient le futur et ses crispations claniques qui dévalorisent les consciences. Quels que soient leurs référentiels idéologiques, les partis politiques dominants bégaient devant les défis du nouveau siècle, refusant l’obstacle du grand tournant nécessaire. Ils restent liés à un type de développement insoutenable, fondé sur le mythe d’une progression exponentielle des richesses et, au final, sur le diktat absurde de la croissance pour la croissance. Chacun à leur façon, ils persévèrent dans la reproduction de mécanismes de plus en plus aliénants qui consacrent la domination de l’avoir sur l’être et de l’économique sur le politique.

Vivre avec son siècle consiste aujourd’hui à prendre conscience que l’âge du gaspillage et de l’inconséquence est terminé, que l’autorégulation du marché est un mirage, que la réalité est désormais surdéterminée par la crise écologique et l’approfondissement des inégalités sociales.
[…]

C’est pourquoi il s’agit de développer un nouvel espace politique au sein duquel ceux et celles qui se rassemblent dans leur diversité traceront la perspective d’un nouveau projet de société. Celui-ci n’est pas hors d’atteinte. Il repose sur l’aspiration grandissante des populations à vivre autrement que dans l’accumulation, le factice ou les dettes et sur la montée de l’exigence citoyenne pour une répartition équitable des richesses et un juste échange entre les peuples.

Ce modèle alternatif n’est inscrit dans aucun dogme ni bréviaire, même s’il est attaché aux meilleures traditions humanistes, en particulier l’opposition radicale au racisme, à l’antisémitisme, au sexisme et à toute forme d’ostracisme et de domination. Il se construira pas à pas, à partir des besoins de bientôt 7 milliards d’individus, de l’intérêt collectif des peuples de la Terre, de la protection des biens communs et de l’extension des services publics, du partage des ressources et du respect des équilibres du vivant. Il se fondera sur les valeurs de justice sociale et de solidarité planétaire, de sobriété et de conscience des limites, de droits humains et de dialogue démocratique. Il orientera progressivement les activités vers une réduction de l’empreinte écologique, impliquant de nouvelles façons de consommer, de produire, de se déplacer, de travailler, d’échanger, d’innover, d’habiter les villes et les territoires et de faire ensemble société. Il encadrera rigoureusement les mécanismes du marché et leurs prolongements financiers. Il stimulera la recherche scientifique et la créativité industrielle selon une perspective compatible avec les besoins réels et les limites de la biosphère.

A nouveau projet de société, nouvelle régulation économique et sociale. Il s’agit de penser l’organisation de la société selon le principe de durabilité, intégrant à la fois l’impératif écologique et celui de la justice sociale : durabilité des ressources et des équilibres naturels, durabilité, dans leur diversité culturelle, des systèmes économiques de demain, des contrats sociaux et des modes de vie. Autrement dit, il s’agit d’engager des réformes incompatibles avec l’hégémonie productiviste et consumériste qui précipite les dégâts écologiques et sociaux à coups de dérégulation, de financiarisation, de marchandisation et
d’uniformisation.

Un nouvel espace politique porteur d’une nouvelle politique de régulation ne peut se concevoir d’emblée qu’à l’échelon européen puisque l’Europe est notre famille, et sans frontières puisque le monde est notre village.
[…]

L’Union européenne, malgré les aléas de sa construction et des pratiques trop souvent technocratiques, a bâti un espace de paix et de coopération entre les 27 Etats et les 83 peuples qui la composent. Elle a su s’interposer comme une force de conciliation dans les conflits. C’est un formidable acquis, une histoire positive, à rebours des visions archaïques ou souverainistes qui imprègnent encore ce continent qui était celui des guerres. Des cultures différentes démontrent qu’elles peuvent vivre ensemble et s’enrichir mutuellement dans un monde déchiré par la violence multipolaire et les replis nationalistes et communautaristes.

Plus que jamais, nous avons besoin d’Europe. Mais l’Union européenne n’apparaît plus comme une entité capable de réguler les équilibres mondiaux selon des critères de justice sociale et d’environnement. Ses dérives libérales tendent à l’assimiler à un simple épiphénomène d’une globalisation chaotique, voire même à un accélérateur de celle-ci. D’autant plus que les peuples boudent l’Europe parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans ses institutions sans visage. Comment s’en étonner, dès lors qu’on leur parle surtout de compétitivité et de concurrence, comme si le marché pouvait à lui seul tenir lieu d’horizon ? L’Europe est plus présente dans leur vie pratique que dans leurs cœurs. Ils attendent légitimement un projet qui les fédère et leur ouvre l’horizon.

Le moment est venu pour que les Européens s’emparent et s’identifient à la perspective politique d’une Europe solidaire et durable. En installant la mutation écologique et sociale comme colonne vertébrale de la communauté de destin des peuples européens, nous avons l’occasion de vivre mieux. A nous tous de la saisir !

Cedric Politique , , , , ,

Le rassemblement avance, en vert et contre tout

05/09/2008

Le rassemblement des écologistes prend de plus en plus forme. En témoigne le ralliement de Yannick Jadot, démissionnaire de GreenPeace, mercredi dans Libération. La volonté de rassemblement des écologistes est partagée par la plupart des Verts (enthousiasme à Toulouse, réactions plutôt positives ensuite, …).

Un rassemblement salutaire

Et pourtant, ce n’était pas gagné! La forme de l’appel ne faisait pas l’unanimité et les critiques s’élevaient sur les noms annoncés. Une partie de ces critiques avait d’ailleurs fini par me convaincre et je n’avais pas apprécié la fameuse formule de Daniel Cohn-Bendit « C’est à prendre ou à laisser ». Cependant, il faut bien avouer que cette initiative est bien partie, que le timing était bon et qu’il faut parfois bousculer les « conventions » pour faire avancer les choses. C’est cette idée de rassemblement qui remet l’écologie et les verts dans la scène médiatique, c’est aussi cette idée qui détermine les frontières et les clivages internes à l’approche du congrès.

Depuis bien longtemps, les médias ne parlaient des Verts qu’en mal voire n’en parlaient pas du tout! Le pacte écologique et le grenelle de l’environnement avaient mis l’écologie sur toutes les bouches et les Verts devenaient « inutiles » pour toute une partie des médias et de la population! Le fait qu’aujourd’hui les écologistes décident de se rassembler et que des militants associatifs s’engagent politiquement aux côtés des Verts montre que ce grenelle n’était pas suffisant et surtout que sa mise en application est très décevante! Le rassemblement des écologistes a redonné aux Verts une certaine visibilité au plan national et on ne va pas s’en plaindre! (évidemment, un jour le vent tournera et les médias redeviendront plus critiques mais c’est aussi leur rôle)

Ce rassemblement a aussi beaucoup bousculé les Verts au plan interne. Des sensibilités importantes (voire historiques!) se déchirent aujourd’hui pour savoir quelle place donner au rassemblement, quelle attitude adopter vis à vis de lui, comment le mettre en oeuvre, etc… Bien sûr, certaines tendances résistent mieux que d’autres aux tensions mais cette question du rassemblement est très présente et des désaccords existent dans la plupart des courants.

Le rassemblement est également source de nombreux débats internes par exemple sur les listes de diffusion vertes ou sur facebook. Suite à l’annonce du ralliement de Yannick Jadot, on a pu lire de nombreux mails, souvent intéressants et ces échanges se faisaient dans le respect. Des réserves diverses ont été exprimées et elles révèlent des risques rééls.

Des risques rééls

Ce rassemblement n’est pas sans risques pour les Verts. Ils ont été soulevés par plusieurs militants ces derniers temps.

Il y a ceux qui ont peur d’être débordés par leur droite ou par leur gauche. Ceux là se satisfont de l’état actuel des Verts et surtout des forces en présence en interne. Ils ne veulent pas qu’un tel ou une telle intègre le rassemblement car il se pourrait que de nouveaux militants arrivent en nombre et créent un certain « déséquilibre ». Pour ma part, je trouve que le fait que ce rassemblement suscite des critiques sur sa droite comme sur sa gauche est très sain. Cela signifie qu’il s’intègre parfaitement dans les verts et qu’il représente l’écologie politique dans son ensemble. De plus, il ne faut pas avoir peur d’accueillir de nouvelles personnes dans le parti, surtout quand ces personnes peuvent parfaitement s’intégrer dans le parti. Par exemple, il y a déjà des altermondialistes et des environnementalistes chez les Verts depuis longtemps et la cohabitation entre toutes les facettes de l’écologie politique est désormais une habitude.

Il y a les ambitions personnelles. Ceux qui s’intéressent avant tout aux noms qui seront sur les listes en position éligible et qui aimeraient y être (ou que leurs amis y soient). Le fait d’intégrer aux listes des non-Verts provoque une baisse du nombre de places et ça ne plaît pas à tout le monde! On peut le comprendre mais ceux qui avaient une chance d’avoir une de ces places sont aussi ceux qui sont le plus susceptible de profiter d’une poussée de l’écologie politique (par exemple, à de prochaines élections).

Et il y a les critiques qui sont plus légitimes et qui concernent par exemple le souci de parité des listes (mais je ne pense vraiment pas que ce sera un problème étant donné la culture et la vigilance verte sur ce sujet!) ou des questions plus matérielles (ces élus reverseront-ils une partie de leurs indemnités d’élu aux Verts?). Ces questions sont importantes. Les Verts vont tout de même être importants pour ce rassemblement car ils ont l’expérience de la politique, des campagnes électorales et les militants sur le terrain. Certes, les associations ne manquent pas de militants et on peut espérer que certains d’entre eux contribuent à la campagne, notamment au sein des comités locaux Europe Ecologie mais le gros des troupes sera composé de militants verts. Il serait donc juste que le parti ne soit pas lésé par ce rassemblement.

Les différentes craintes sont en partie résumées et commentées dans le billet de Florent. Cependant, je veux être optimiste et croire plus que jamais en ce rassemblement!

Un peu d’optimisme!

Je reste optimiste car je crains qu’un excès de prudence ne tue le rassemblement dans l’oeuf. Les négociations pour déterminer de qui tiendra quelle place sur les listes seront dures. Dany Cohn-Bendit en a conscience et il le soulignait dans son interview à France Culture il y a quelques jours. Pourtant, il faut prendre le risque de se retrouver face à une impasse lors des négociations: au moins nous aurons essayé! Je reste optimiste parce que l’envie, le coeur compte en politique et que le rassemblement redonne envie aux verts de travailler ensemble, de militer, de se battre! Certains me trouveront peut-être naïf mais je pense en réalité qu’il doit y avoir certaines conditions au rassemblement mais qu’il ne faut pas pour autant se saper le moral en pensant d’ores et déjà aux négociations et aux questions matérielles. Etre vigilant, oui! Briser cette dynamique de rassemblement, non! Chaque chose en son temps.

Les Verts doivent se rassembler et encore plus se tourner vers l’extérieur. Preuve a été faite que les changements nécessaires ne se feront pas sans des élus écologistes convaincus. Pour avoir ces élus, nous devons montrer une image d’union dans la diversité face à l’enjeu: une force écologiste importante pour peser sur les décisions au niveau européen!

Cedric Ecologie, Europe, Les Verts , , , , ,


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