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Motion de soutien à la Direction du Département SHS du CNRS

05/09/2008

J’ai décidé de signer cette motion de soutien à la direction du département SHS du CNRS. Pour comprendre ce qu’il se passe, je vous laisse le soin de lire cette motion:

Les Directeurs d’Unités SHS des délégations Provence-Corse et Nice-Sophia Antipolis étaient réunis ce lundi 1er Septembre en présence de la Directrice du Département SHS, Marie-Françoise Courel, et de trois DSA.

Nous avons appris en séance que la Présidente du CNRS venait de demander à la Directrice du Département SHS de mettre un terme à son mandat « le plus rapidement possible » dans les jours qui viennent. Nous apprenons également que tous les DSA du département SHS sauf un ont décidé, par solidarité, de démissionner de leurs fonctions.

La Direction du Département SHS élaborait jusqu’à aujourd’hui le projet de création d’un Institut National des SHS, en concertation avec la communauté. Cette création est un enjeu stratégique majeur pour les SHS et, au-delà, pour le CNRS tout entier. Décapiter la direction SHS en ce moment revient à briser ce processus et fait courir un risque majeur non seulement à ce domaine scientifique, mais également à l’établissement lui-même.

Nous sommes scandalisés par le procédé, intervenant au matin même du début de la concertation avec la communauté.

Nous demandons que la Direction actuelle du Département SHS soit maintenue dans ses fonctions de façon à conduire le processus de création de l’Institut jusqu’à son terme et dans la concertation, comme cela avait été engagé.

Pour signer cette motion (non ce n’est pas une motion de congrès!), ça se passe ici: http://autonomie-recherche.org/shscnrs/index.php

Cedric Recherche et enseignement supérieur , , , ,

Education: les insupportables inégalités territoriales

02/09/2008

La rentrée est aussi l’occasion d’observer les effets de certaines réformes… Pour ce qui est de la réforme de la carte scolaire, ça ne semble pas glorieux! Bien sûr, ça dépend pour qui, je suis sûr que les parents qui ont la possibilité de mettre leur enfant dans un collège plutôt que dans un autre sont sûrement ravis… mais la « ghettoisation » des collèges qu’on pouvait craindre est apparement en nette accélération! Plutôt que d’affronter le problème de front, le gouvernement actuel a préféré satisfaire une partie de la population en marginalisant les plus défavorisés. On retrouve là la principale constance dans les actes de Nicolas Sarkozy: découper la population en morceaux et les opposer! Encore une fois les populations des quartiers difficiles sont pointées du doigt. Dès l’enfance, on les condamne à ne pas avoir le même traitement que les autres… comment dès lors exiger qu’ils « s’intégrent »?

Est-ce différent dans l’enseignement supérieur? J’enseigne dans une fac de banlieue, une fac qui n’aurait « pas la même mission » que certaines facs parisiennes selon le Président de l’une d’elles (lu dans Télérama au moment des débats à propos de l’autonomie des Universités). Pourtant, mes étudiants sont des jeunes comme les autres, ils ont envie de réussir et ils ont le droit de réussir, qu’ils soient nés en banlieue difficile ou dans Paris intra-muros. La mission de l’Université est (et doit rester) la même sur tout le territoire! Certes, il y a des spécificités liées au lieu où est implantée la fac mais mes étudiants ont le même bac que tous les autres et leur motivation est parfois plus grande. De plus, l’enseignement qui y est donné est de bonne qualité et on exige plus d’eux (en termes de connaissances/compétences) qu’on exigeait de nous dans la petite fac de province où j’ai fait ma première année. Pour l’instant, la seule chose qui peut dissuader certains étudiants de venir dans cette fac n’est pas liée à la qualité des enseignements, il s’agit de l’isolement de cette fac (encore très mal désservie par les transports en commun) et des agressions dont peuvent être victimes personnels (profs, chercheurs, …) et étudiants. C’est déjà beaucoup, espérons que ça n’empire pas… Pourtant, c’est ce qu’on peut craindre. En effet, nous ne percevons pas encore les effets de la réforme sur l’autonomie des universités (loi LRU) mais elle risque de contribuer à la stigmatisation de ces jeunes, condamnés à rester « entre eux » de l’école maternelle à la fac.

Ce n’est pas seulement une question d’éducation, toute la société française peut avoir un jour à payer le prix de cette stigmatisation.

Cedric Recherche et enseignement supérieur , , , , , , , , ,

Un signe qui ne trompe pas…

16/07/2008

Lu dans l’interview de Valérie Pécresse sur le site du Figaro:

Hausse du budget de son ministère : « C’est un choix
du président de la République » d’en faire un « budget prioritaire ». «
C’est la clé de notre croissance et de notre prospérité ». Valérie
Pécresse a précisé qu’un départ à la retraite sur six ne serait pas
remplacé pour le ministère de l’Enseignement supérieur et de la
recherche.

Voilà ce gouvernement qui ne lésine pas sur les effets d’annonce concernant la priorité de la recherche et de l’enseignement supérieur à l’action! Un poste sur 6 supprimé alors que les chercheurs, les syndicats et les associations répètent inlassablement qu’il manque d’argent et de postes!

Le gouvernement répondra sûrement que ces postes seront « remplacés » ou « compensés » par des postes sur projets… Pour dire les choses plus clairement, ces postes seront des contrats à durée déterminée, des contrats précaires pour des gens qui ont un bac+8 et qui ont travaillé dur pour ça… des gens qui ont 30 ans et qui en ont marre d’être envoyés d’un bout à l’autre de la France tous les ans selon les appels à projets… des « chercheurs jetables » en quelque sorte!

De quoi refroidir les jeunes qui se voyaient faire carrière dans la recherche! (pourtant, je croyais que le gouvernement souhaitait valoriser la profession et susciter les vocations… dans les faits, on voit bien qu’il n’en est rien!)

Cedric Politique, Ras le bol, Recherche et enseignement supérieur , , ,

Sur la réforme du CNRS

05/07/2008

Nouvel appel de Sauvons La Recherche

01/07/2008

Chat avec Valérie Pécresse

22/04/2008

Je regarde l’interview/chat de Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, disponible à partir du site du ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur. Voici mes réactions, « en direct ».

Sur les contrats de courte durée et la période entre le doctorat et le recrutement en statutaire, Valérie Pécresse dit qu’il faut « conserver le statut de chercheur », « rendre la plus stable possible » la période entre la thèse et le recrutement et « réfléchir à ce que doit être le contrat qui ménage stabilité et souplesse ». Pourquoi ne pas plutôt chercher à raccourcir cette période? Pourquoi le post-doctorat est devenu la norme? Un jeune docteur qui vient de terminer une thèse doit encore faire ses preuves avant d’être embauché? En outre, on prend le risque de ne pas voir revenir les jeunes docteurs qu’on a encouragé à faire un post-doc’ à l’étranger! Le post-doctorat doit être intéressant d’un point de vue professionnel mais c’est assez désastreux d’un point de vue personnel. Je vais terminer ma thèse à 28 ans si tout se passe bien et je suis incapable de dire où je serai dans 2 ans! difficile donc de construire une vie personnelle stable, d’envisager d’acheter un logement, etc…

« Permettre à tous les doctorants allocataires de demander un monitorat »: alors là, je ne comprends pas! je pensais que c’était déjà le cas… en tous cas en sciences dites « dures » ça semble être le cas!

Réponse un peu beaucoup facile sur la différence de salaire entre la France et les Etats-Unis (surtout que cette différence existait déjà quand 1€ valait à peu près 1$).

Par rapport à la valorisation du doctorat dans l’entreprise, je ne suis pas sûr que le dispositif « doctorants conseils » suffise à rattraper le retard qu’a l’image des docteurs dans l’entreprise en France…

Mme la Ministre ne semble pas comprendre la question sur les « super post-doctorants »… tant pis…

Je partage les craintes de l’internaute sur le crédit d’impôts recherche: un effet sur la recherche appliquée mais peu d’effet sur la recherche fondamentale et la recherche en sciences humaines (qui sont nécessaires!). D’ailleurs, Valérie Pécresse botte un peu en touche sur ce sujet… on sait bien que les entreprises qui bénéficient de ces crédits ne font pas de recherche fondamentale et encore moins de recherche en sciences humaines et sociales…

Valérie Pécresse semble avoir conscience des inquiétudes des chercheurs et de l’importance de ne pas abandonner la recherche fondamentale. Le problème c’est que les solutions proposées ont l’air de n’aller que dans un sens… (rendre les statuts plus flexibles et favoriser la recherche appliquée). En tous cas, la forme « chat en direct avec les internautes » est intéressante.

Cedric Recherche et enseignement supérieur , , , , ,


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