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Le PS et l’écologie: page non trouvée

17/12/2008

J’ai créé il y a peu le groupe facebook « Pour un green deal ». Un lien a été posté par un sympathique membre du minuscule pôle écolo du PS afin de montrer qu’au PS aussi on parle d’écologie.

Le problème, c’est que lorsque j’ai cliqué sur le lien, je suis tombé sur cette page:

Est-ce révélateur de l’intérêt du PS sur l’écologie? Bon, je l’avoue, c’est un peu vache (alors Bix, elle revient quand la vache?!?) mais pour avoir été militant PS, je sais à quel point il sera difficile de faire évoluer ce parti sur l’écologie. Certes, la thématique commence à faire son chemin mais on est loin de la considération globale, systémique de cette problématique. Lorsque j’étais au PS, on parlait d’écologie à la fin des débats, lorsqu’on en avait le temps, c’est-à-dire presque jamais.

Pourtant, l’écologie est bien un nouveau paradigme, une façon différente d’analyser le monde et d’apporter des solutions. Un paradigme qui dépasse le social sans le négliger.

Pour mettre l’écologie au centre (à la relecture, je trouve cette expression est un peu maladroite et pourrait me valoir quelques griefs…), pour un green deal, signez le manifeste Europe Ecologie!

http://www.europeecologie.fr/

Cedric Ecologie, Gauche , , ,

Ségolène Royal en tête au PS? Merci twitter!

22/11/2008

Dernièrement, j’éprouve le besoin de prendre un peu de recul et de moins bloguer mais je continue à lire des blogs et à suivre ce qu’il se passe. Ce congrès interminable du PS donne l’occasion de percevoir les possibilités offertes par twitter, dernier outil à la mode pour suivre les rumeurs et avoir les infos toutes fraîches en temps réel. Ce petit outil ne paye pas de mine et on a un peu de mal à en voir l’intérêt au départ mais il devient rapidement indispensable et il est (pour moi en tous cas) peu chronophage.

Depuis quelques dizaines de minutes, plusieurs personnes donnent Royal en tête, avec plus ou moins de marge (reste à déterminer la part d’info fondée et la part d’effet boule de neige qui doit être impressionante avec ce type d’outil!!!). Après les rumeurs, les premiers articles (le monde, le figaro, …) commencent à être publiés, évoquant le même résultat, toujours au conditionnel (et merci à qui pour les liens!? merci twitter!).

Si vous voulez suivre mon twitter, c’est par ici!

Cedric (Un peu) geek, Gauche, Politique , , ,

Congrès du PS: suite

20/11/2008

Ce qui est en train de se passer au PS en ce moment est à mon avis le pire scénario possible: un front anti-Royal. Sans tomber dans l’unanimisme béat, je pense que les socialistes auraient dû se mettre d’accord ce week end à Reims. Plus facile à dire qu’à faire, surtout quand une personne très « clivante » comme Ségolène Royal arrive en tête au premier tour. A mon avis, les socialistes n’ont pas conscience de la gravité de la situation: les européennes vont être très difficiles pour le PS (la concurence avec le NPA, le MoDem et Europe Ecologie sera rude) et ce n’était vraiment pas le moment de laisser aux médias le plaisir de titrer jour après jour sur les querelles de personnes au PS.

Je n’aime pas beaucoup Ségolène Royal (lorsque j’étais militant PS, j’avais fait la campagne présidentielle un peu à reculons) mais il faut reconnaître qu’elle apporte de la fraîcheur et de nouvelles méthodes dans un PS qui semble « vieilli » face à l’UMP ou au MoDem. Après le premier tour du congrès, je pense que le meilleur choix aurait été de tous (sauf peut-être Hamon qui a un positionnement idéologique un peu différent) se ranger derrière Royal et de se mettre au boulot pour préparer 2012. Les guerres de clans et les vieilles rancunes en ont décidé autrement et c’est très dangereux pour le PS et donc pour la gauche dans les années à venir.

Je sais qu’Abadinte ne sera pas d’accord et que certains penseront que ce n’est pas la question mais j’ai beau être lillois de coeur, je ne crois pas que Martine Aubry soit une bonne candidate à l’élection présidentielle. Benoît Hamon a un discours intéressant sur « la gauche décomplexée » et il pourrait faire un bon candidat mais est-ce que ses idées sont encore défendables au XXIème siècle?. Ségolène Royal a l’expérience d’une campagne présidentielle et surtout l’envie. Elle pourrait, avec une bonne équipe et un travail idéologique important, être une bonne candidate (mais pitié, qu’elle range ses références religieuses au frigidaire!).

Quoi qu’il en soit, quel que soit le résultat du vote de la fin de la semaine, en tant que militant écologiste partageant des valeurs avec la gauche, j’aimerais que le PS se range derrière son/sa premièr(e) secrétaire et se mette au travail pour préparer l’alternance en 2012. Il y a du boulot, tant sur les idées que sur l’organisation et sur la communication.

Cedric Gauche , , , , ,

Retour sur le congrès du PS

09/11/2008

( Photo: FlickR )

Les 2 relatives « surprises » du vote du premier tour du congrès socialiste (l’arrivée de Ségolène Royal en tête et le bon score de la motion de Benoît Hamon) montrent que les militants PS ont envie de passer à autre chose, à plusieurs niveaux.

Rejet de l’appareil

Royal et Hamon sont 2 candidats peu enclins à jouer de l’appareil socialiste. Même si on trouve parmi leurs soutiens certains apparatchiks, on est très loin de ce que représentent Delanoë-Hollande-Jospin et Aubry-Fabius! La campagne de Ségolène Royal était tout de même particulière: elle est restée très peu de temps à La Rochelle, laissant aux autres candidats les discussions de couloirs et les petits arrangements de pré-congrès, elle a favorisé le contact avec les militants et expérimenté de nouvelles façons de faire campagne (son « Zénith », très critiqué mais aussi très remarqué), … Quant à Benoît Hamon, il a su rassembler « la gauche du PS » sans faire trop de bruit dans les médias et il a fait une belle campagne sur le web.

Envie de nouvelles têtes

De la même façon, ces 2 candidats sont ceux qui portaient le mieux le renouvellement des dirigeants du parti. Les militants PS ont enfin compris qu’il fallait tourner la page du Mitterandisme (et du Jospinisme) et laisser la place à une nouvelle génération. Pour ce qui est de Benoît Hamon et son « 15 de la rose », la preuve n’est pas à faire. C’est peut-être moins vrai pour Ségolène Royal mais je persiste à croire que sa façon de faire de la politique est différente et donne une impression de « neuf » (on peut aimer ou pas).

Certes, Aubry et Delanoë représentent encore à peu près 50% du PS mais je pense qu’au dernier congrès, les motions portant un changement ou un renouveau ne pesaient pas bien lourd (peut-être qu’un militant du PS qui passerait par là pourrait confirmer? (ou infirmer?)).

A gauche toute?

Ce n’est pas un secret, « Un congrès socialiste se gagne à gauche ». On peut déplorer ce décalage entre les orientations votées en interne et les faits en externe mais ce n’est pas cette fois que cette affirmation sera fausse! Ségolène Royal a considérablement « gauchisé » son propos ces dernières semaines et c’est aussi la candidate qui s’oppose le plus frontalement (parfois en en faisant trop d’ailleurs) à Nicolas Sarkozy.

Last, but not least: si c’était encore à prouver, le PS n’est pas écologiste!

Les 2 motions qui parlaient le plus d’écologie (et pas uniquement de « croissance verte » ou de « développement durable », présentes dans presque toutes les motions) ont fait des scores très faibles (3% à elles 2). Preuve que la grande majorité des militants PS (comme ceux de l’UMP ou du MoDem) pensent que l’écologie est un petit « bonus » à ajouter à la fin du programme, dont il faut parler parce que c’est à la mode et pas un nouveau paradigme, une nouvelle façon de penser le monde actuel.

Les gens qui, chez les Verts, veulent « écologiser la gauche » ont encore énormément de travail!

La seule façon de faire avancer l’écologie aux prochaines élections européennes est bien de voter pour les listes Europe Ecologie.

A part ça, Mélenchon quitte le PS

Il aura réussi son coup de pub: presque personne ne parle du congrès sans parler du « nouveau parti de Mélenchon » mais il n’ira à mon avis pas bien loin, l’espace étant déjà bien occupé par le NPA. Décidemment, la « gauche de la gauche » française a un talent inégalé pour se diviser.

La future direction du PS aura du pain sur la planche pour faire exister ce parti entre le MoDem, le NPA, le nouveau parti de Mélenchon et Europe Ecologie. Et tant mieux si ça peut les faire se réveiller…

Cedric Gauche , , ,

Ecologistes / PS: l’impasse?

15/09/2008

Cela fait plus d’un an que j’ai quitté le PS et je reçois encore « l’hebdo des socialistes » (l’organisation d’un parti politique est certes compliquée mais le PS atteint des sommets: je n’ai presque jamais reçu l’hebdo étant militant et je le reçois depuis que j’ai quitté le parti!). En sortant aujourd’hui l’hebdo de ma boîte aux lettres, j’ai regardé rapidement sa couverture: une nuage de mots en forme de France avec comme gros titre « ETAT D’URGENCE ». « Pas de bol »? le premier mot sur lequel je suis tombé est « croissance ». Il faut dire que le mot est au centre de la page en gras. Ce n’est qu’un exemple amusant mais je le trouve symptomatique de la situation du PS: coincé dans ses querelles intestines, le PS ne sait plus penser. Malgré ce que clamait haut et fort Delanoë lors de sa campagne municipale, le premier parti de gauche n’a plus « un temps d’avance ». Malgré les intellectuels de talent qu’il a à ses côtés, il reste enfermé dans ce dogme de la croissance, du productivisme, sans même remettre en question ce qu’il considère comme acquis: « croissance = progrès = bonheur« .

Alors certes, la gauche « de gouvernement » (même si ça fait des années qu’on ne l’a pas vue au gouvernement) s’est réunie à la fête de l’Huma ce week end mais pour faire comprendre l’urgence de la crise à nos « partenaires », le chemin est encore long, très long…

Cedric Gauche , , ,

Qui est présidentiable?

28/07/2008

Depuis qu’on parle du congrès de Reims, on entend sans arrêt les journalistes qualifier les divers prétendants au poste de Premier Secrétaire du PS de « présidentiable » ou de « pas présidentiable ». Mais quelle est la définition de ce terme? (qui n’est pas un mot du français soit dit en passant)

Supposons alors qu’est présidentiable toute personne qui peut devenir Président. Que disent les textes de loi?
La loi organique du 6 novembre 1962 (modifiée le 5 avril 2006) nous dit quelles conditions doit on remplir pour se présenter à la Présidence:

  • avoir la nationalité française ;
  • être électeur et âgé d’au moins 23 ans ;
  • avoir satisfait aux obligations relatives aux textes sur le recrutement de l’armée (avant la fin du service militaire, il suffisait au candidat d’avoir été recensé, mais il ne devait pas nécessairement avoir effectué son service militaire) ;
  • faire preuve de « dignité morale », sans que cette notion soit précisément définie.

Dites donc ça en fait du monde ça au PS!!! Visiblement, ça ne suffit pas… Essayons alors de trouver quels critères objectifs sont utilisés par nos médias pour qualifier les uns et les autres de présidentiable ou non? Sont souvent considérés comme présidentiables: Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, François Hollande, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Martine Aubry semble être un cas particulier classé tantôt comme présidentiable tantôt pas!

Essayons de trouver quelles caractéristiques ont ces 5 personnalités que n’ont pas leurs petits camarades:

  • Avoir été Ministre? je peux me tromper mais il me semble que ni Bertrand Delanoë ni François Hollande n’ont été Ministre; (et qu’en est-il de tous les autres anciens Ministres socialistes?)
  • ou Maire d’une grande ville? ce qui ferait entrer Bertrand Delanoë dans la catégorie présidentiable mais pas encore François Hollande; (et qu’en est-il de Gérard Collomb?)
  • ou Premier Secrétaire? ah on y arrive!

La « présidentiabilité » (ou « présidentialitude ») serait donc quelque chose qui nécessite l’une de ces 3 conditions plus un petit quelque chose (oui, il faut le « petit quelque chose » car des personnalités comme Elizabeth Guigou ou Gérard Collomb par exemple seraient aussitôt propulsés au rang de présidentiables!) Dès qu’on y réfléchit un petit peu, on se rend compte que sont présidentiables ceux que les médias ont désignés comme tels et que ce mot n’a en fait aucun sens. Cependant, il est bien pratique pour opposer des camps et rendre binaire un congrès où les personnalités et les contributions sont pourtant plutôt nombreuses. Je pense qu’il est aussi très pratique au sein du PS où les « jeunes » (oui, 40 ans bien passés c’est jeune au PS (désolé pour ceux d’entre vous qui ont la quarantaine mais j’ai cessé d’avoir le droit à mes avantages de « jeune » quand j’ai eu 26 voire 27 ans…)) peuvent s’opposer aux « anciens » en disant qu’eux ne sont pas présidentiables et n’ont pas d’ambition présidentielle et qu’il faut voter pour eux au congrès pour avoir un parti uni et qu’on réfléchira à la question du candidat en 2011 et blablabla (j’ai encore entendu Pierre Moscovici dire ça ce matin sur France Inter). En fait, tous (Pierre Moscovici, Manuel Valls, Julien Dray, Arnaud Montebourg et les autres…) veulent être le candidat du parti en 2012 et tous savent que celui qui sera élu Premier Secrétaire gagnera aussitôt le statut de présidentiable!!! En effet, qui contestera leur expérience? Certes ils n’ont pas été Ministres mais chacun d’entre eux a une expérience conséquente (plus de 10 ans, non?!) de parlementaire et/ou de maire et sont donc à mon avis tout aussi capables d’être Président de la République que leurs 5 ainés! Alors que la gauche américaine a désigné un homme qui n’est sénateur que depuis 3 ans comme candidat à la présidence, la gauche française serait archaïque au point de refuser de désigner un cinquantenaire ayant 15 ans d’expérience de parlementaire? Ce serait idiot.

Arrétons l’hypocrisie et que le meilleur gagne! J’espère simplement que celui-là traitera Les Verts avec respect et sans mépris car le pays aura besoin de l’alliance des verts avec le ps pour avancer dans la bonne direction!

Cedric Gauche , , , , , , , , , , ,

Pourquoi être militant politique ?

25/04/2008

ça fait maintenant plusieurs années que je milite au sein de partis politiques (d’abord au PS puis chez les Verts depuis l’automne dernier) et je me dis que ça peut être intéressant de partager ces expériences et d’essayer d’expliquer simplement ce que c’est d’être militant « de base » au quotidien!

Tout d’abord, pourquoi j’ai commencé à militer ?

je pense que, comme pour la plupart des militants politiques, c’est d’abord l’envie de faire progresser mes idées et mes idéaux. Je me suis « toujours » intéressé au fait politique mais ma famille n’était pas très militante et il a fallu du temps pour que je me décide à adhérer à un parti politique.

Mes toutes premières expériences ont eu lieu dans une période « creuse », sans élection et dans un petit groupe local. Très peu de « terrain » donc, plutôt des réunions mensuelles où on discutait à la fois de politique nationale et de politique locale. J’ai assisté à une première réunion de groupe local « pour voir » et je me suis vite rendu compte qu’en interne, on est loin de l’image qu’on a le plus souvent du politique dans les médias: tout le monde peut prendre la parole et les échanges sont cordiaux.

Et maintenant, pourquoi je continue de militer ?

D’abord, parce que je suis toujours convaincu par les raisons qui ont fait que j’ai commencé à militer: le politique peut changer les choses et c’est pour cela qu’il faut continuer à essayer de convaincre un maximum de gens.
Après avoir vécu quelques campagnes électorales, on se rend compte qu’on a des tas d’autres raisons de continuer à militer:

  • On est informé sur la vie locale, nationale ou internationale avec parfois un autre point de vue que celui des médias. On apprend l’existence d’associations, d’actions ou de lieux culturels, on se rend compte du travail des élus au quotidien, etc…
  • On discute avec des gens à qui on aurait probablement jamais adressé la parole, pendant les nombreuses distributions de tracts de terrain, sur les marchés ou les métros. On est parfois directement pris à parti par les habitants qui veulent des réponses précises à des problèmes précis. Ce n’est pas toujours facile quand on débarque et qu’on ne connaît pas les dossiers mais souvent très enrichissant!
  • On rencontre d’autres militants qui n’ont pas forcément les mêmes centres d’intérêt que nous mais qui partagent (au moins en grande partie) nos idées!
  • On est amenés à s’intéresser à des sujets variés ou à approfondir nos connaissances. C’est particulièrement vrai dans un petit parti comme les verts: On peut vraiment (et rapidement) participer à des actions diverses et proposer des idées. Au PS, j’avais plus l’impression d’être noyé dans la masse de militants qui ne sont sollicités que pour distribuer des tracts.

Alors, vous me direz « mais on peut faire tout ça sans avoir sa carte! » et c’est bien sûr vrai (d’ailleurs en 3 ans de militantisme, je n’ai toujours pas eu de carte!) mais dans mon cas, c’est le fait d’être militant qui m’y a poussé!

J’espère que ce billet vous aura fait vous rendre compte que militer ce n’est pas « chiant » mais qu’au contraire ça apporte plein de choses, même d’un point de vue personnel!

Cedric Politique , ,


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