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Fourre-tout de recherche et d’enseignement supérieur

03/11/2008

Un petit fourre-tout orienté « Enseignement supérieur et recherche » (mais pas uniquement!) avec:

Cedric Fourre-tout, Recherche et enseignement supérieur , , , ,

Nouvel appel de Sauvons La Recherche

01/07/2008

Les Verts soutiennent le mouvement des chercheurs

01/07/2008

La recherche française mérite mieux qu’une vente à la découpe !

Les Verts appellent la ministre de la recherche à ouvrir enfin une véritable concertation sur la réforme du CNRS.

Le projet qui sera présenté le 1er juillet au CA du CNRS avait été, dans sa forme initiale, rejeté par toutes les instances scientifiques auxquelles il avait été présenté et avait suscité l’inquiétude bien au-delà du seul CNRS. La version, amendée suite à la mobilisation des personnels de la recherche, comporte des améliorations mais ne rassure pas quant à la volonté du gouvernement de préserver une recherche fondamentale de qualité au service du développement durable des savoirs.

Les Verts appellent donc à la mobilisation demain 1er juillet devant le siège du CNRS.

Le risque d’une sorte de vente à la découpe du CNRS persiste. Les Verts regrettent la volonté de fractionnement de l’organisme, qui est de nature à compliquer inutilement les démarches interdisciplinaires.

Pendant que les problèmes d’organisation sont mis en avant, la question des postes et des moyens reste entière. Les Verts rappellent l’importance de la stabilité des emplois et de la possibilité pour les équipes de travailler sur des recherches non finalisées. Il est donc impératif de proposer un plan pluri-annuel de recrutement, et que la part des crédits distribués via l’ANR n’augmente pas davantage.

Les Sciences Humaines et Sociales offrent les outils de compréhension du passé et du présent, et sont donc indispensables pour préparer l’avenir. Les Verts demandent que soit mis fin au jeu d’annonce dont elles font l’objet et que l’avenir de l’ensemble des champs des SHS au sein du CNRS soit assuré.

Les Verts seront également vigilants face au risque d’affaiblissement de la démocratie interne au CNRS. Les prérogatives des conseils où siègent majoritairement des élus doivent être maintenues, que ce soit en matière d’évaluation ou de répartition des budgets. Les nouveaux conseils ne doivent pas être composés  majoritairement de membres nommés.

Les Verts rappellent leur attachement à la recherche fondamentale non orientée, terreau des découvertes de demain, et au développement d’un lien croissant entre science et société plutôt qu’entre science et marché.

Cedric Les Verts, Recherche et enseignement supérieur , , ,

Mobilisation demain matin pour la défense du CNRS

30/06/2008

Communiqué intersyndical, du 29 juin 2007

Les organisations soussignées jugent que le contenu du projet de loi « portant organisation d’une nouvelle université » n’est pas acceptable, en dépit du retrait par le gouvernement de l’article de la loi sur la sélection en master sous la pression.

Ce texte institue une autonomie concurrentielle des universités et ouvre la porte à leur développement inégalitaire favorisé par la course aux financements et par le désengagement de l’Etat. Il met à mal les métiers des personnels, à commencer par ceux des enseignants-chercheurs, des chercheurs, et leurs conditions de recrutement. Il déroge gravement au statut de la fonction publique en autorisant les présidents d’université à recruter des personnels contractuels pour remplir des missions pérennes de service public, notamment pour des emplois techniques et administratifs. Il ne répond pas aux besoins de la société en matière d’enseignement supérieur et de recherche.

Les organisations soussignées dénoncent le refus du gouvernement, en dépit des promesses électorales d’engager un collectif budgétaire pour améliorer, dès la rentrée, les conditions d’études et de vie des étudiants, la situation des universités, de la recherche publique, de leurs personnels. Si ce collectif n’était pas voté cet été par le Parlement, elles prendraient toutes leurs responsabilités pour exiger ces moyens.

Pour toutes ces raisons, pour protester contre le vote en urgence du plan stratégique et exiger que la nouvelle organisation du CNRS soit largement débattue à l’automne 2008. Les organisations soussignées appellent les personnels à rester vigilants et à se rassembler

le mardi 1er juillet, à 9h30, au siège du CNRS et devant les délégations en régions

Dans la semaine du 2 au 6 Juillet, elles appellent les personnels et les étudiants à amplifier les actions d’interpellation du gouvernement et des parlementaires autour de ces exigences. Elles demandent au gouvernement et aux parlementaires d’entendre les exigences de la communauté universitaire mobilisée à l’occasion des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Elles appellent à des rassemblements dans les établissements et en régions.

Paris, le 29 juin 2007

FSU : SNESUP, SNASUB, SNCS, SNEP
UNSA : SUP’Recherche, SNPTES, A&I
CFTC : Inra
CGT : FERC-Sup, SNTRS
UNEF

Cedric Politique, Recherche et enseignement supérieur , , ,

Un point (de vue) sur la recherche en France

12/05/2008

Cela fait un an et demi que je suis en thèse et j’ai mis pas mal de temps à comprendre l’organisation de la recherche française et les réformes en cours. J’ai cherché ces dernières semaines à trouver des sources d’informations variées sur ce sujet et je commence un peu à faire le tri! Je vais essayer de vous résumer/expliquer les enjeux du moment.

L’acteur principal de la recherche en France est le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Les particularités et les points forts du CNRS sont nombreux: structure pluridisciplinaire, de grande taille, qui dispose d’une visibilité mondiale (et qui a permis à des chercheurs français d’obtenir de grands prix: prix Nobel, prix Turing).
En 2006, le gouvernement a créé l’Agence Nationale pour la Recherche, agence de financement (contrairement au CNRS, l’ANR n’emploie pas de chercheurs) sur projets, qui s’impose rapidement comme un autre acteur majeur de la recherche. En effet, l’objectif des gouvernements de droite est de favoriser la recherche appliquée, à court terme (les projets ANR durent environ 3 ans) et en sciences dures aux dépends de la recherche fondamentale, à long terme dans tous les domaines (y compris les sciences humaines et sociales). Il suffit de lire l’interview de Valérie Pécresse dans Le journal du CNRS de mai 2008 pour s’en rendre compte: « 4 pilliers: des organismes de recherche d’excellence, (…) des universités plus autonomes, (…) une recherche sur projets dynamique, (…) une recherche privée ambitieuse ». Priorité donc à la recherche appliquée, ou si vous préférez à la recherche qui est censée rapporter de l’argent rapidement. Le gouvernement semble ignorer que « Les découvertes ne se décretent pas » et que la recherche fondamentale est souvent à la base des innovations les plus marquantes! (un exemple récent, Albert Fert, prix nobel de physique).

La tendance actuelle est donc de favoriser la recherche sur projets via l’ANR dans des laboratoires universitaires (la marge de manoeuvre des Universités devant être renforcée par la loi LRU). Notons que l’ANR n’a pas de Conseil Scientifique et que son Conseil d’Administration est principalement constitué de gens du ministère. L’ANR est, selon la majorité, basée sur ce qu’il se fait à l’étranger. Dans ce cas, elle devrait disposer d’une réelle indépendance, comme la NFS aux Etats-Unis ou la STFC au Royaume-Uni (d’ailleurs, en France, l’indépendance du scientifique par rapport au politique est un principe constitutionnel) et d’une plus grande proportion de « projets blancs » (et pas l’objectif ridicule avancé par Valérie Pécresse de 30% de projets blancs dans l’interview citée plus haut!)

Pour continuer la comparaison avec l’étranger, il y a une autre grande différence: les moyens mis dans la recherche par la puissance publique! (voir le tableau édifiant dans le texte des directeurs d’unité CNRS où l’on voit que Cambridge dispose d’un budget 2 fois plus important que Paris XI alors qu’il a moins d’étudiants! (2 fois plus de personnels!)). On ne rattrapera pas le retard pris sur les autres pays dits « développés » et on n’attirera pas les meilleurs cerveaux si on y met pas les moyens!

Pour ma part, je vais continuer à alimenter ma curiosité/réflexion avec la conférence Utopia de demain soir sur le thème: Quelles perspectives pour l’enseignement supérieur et la recherche?
Je pense que l’adhésion à l’association Sauvons La Recherche va également rapidement s’imposer!

Cedric Politique, Recherche et enseignement supérieur , , , ,

Chat avec Valérie Pécresse

22/04/2008

Je regarde l’interview/chat de Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, disponible à partir du site du ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur. Voici mes réactions, « en direct ».

Sur les contrats de courte durée et la période entre le doctorat et le recrutement en statutaire, Valérie Pécresse dit qu’il faut « conserver le statut de chercheur », « rendre la plus stable possible » la période entre la thèse et le recrutement et « réfléchir à ce que doit être le contrat qui ménage stabilité et souplesse ». Pourquoi ne pas plutôt chercher à raccourcir cette période? Pourquoi le post-doctorat est devenu la norme? Un jeune docteur qui vient de terminer une thèse doit encore faire ses preuves avant d’être embauché? En outre, on prend le risque de ne pas voir revenir les jeunes docteurs qu’on a encouragé à faire un post-doc’ à l’étranger! Le post-doctorat doit être intéressant d’un point de vue professionnel mais c’est assez désastreux d’un point de vue personnel. Je vais terminer ma thèse à 28 ans si tout se passe bien et je suis incapable de dire où je serai dans 2 ans! difficile donc de construire une vie personnelle stable, d’envisager d’acheter un logement, etc…

« Permettre à tous les doctorants allocataires de demander un monitorat »: alors là, je ne comprends pas! je pensais que c’était déjà le cas… en tous cas en sciences dites « dures » ça semble être le cas!

Réponse un peu beaucoup facile sur la différence de salaire entre la France et les Etats-Unis (surtout que cette différence existait déjà quand 1€ valait à peu près 1$).

Par rapport à la valorisation du doctorat dans l’entreprise, je ne suis pas sûr que le dispositif « doctorants conseils » suffise à rattraper le retard qu’a l’image des docteurs dans l’entreprise en France…

Mme la Ministre ne semble pas comprendre la question sur les « super post-doctorants »… tant pis…

Je partage les craintes de l’internaute sur le crédit d’impôts recherche: un effet sur la recherche appliquée mais peu d’effet sur la recherche fondamentale et la recherche en sciences humaines (qui sont nécessaires!). D’ailleurs, Valérie Pécresse botte un peu en touche sur ce sujet… on sait bien que les entreprises qui bénéficient de ces crédits ne font pas de recherche fondamentale et encore moins de recherche en sciences humaines et sociales…

Valérie Pécresse semble avoir conscience des inquiétudes des chercheurs et de l’importance de ne pas abandonner la recherche fondamentale. Le problème c’est que les solutions proposées ont l’air de n’aller que dans un sens… (rendre les statuts plus flexibles et favoriser la recherche appliquée). En tous cas, la forme « chat en direct avec les internautes » est intéressante.

Cedric Recherche et enseignement supérieur , , , , ,


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