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Je signe la motion « Rassembler les écologistes, Changer les Verts » pour le congrès de Lille

J’ai déjà donné ici et mon point de vue sur le rassemblement des écologistes en cours pour les élections européennes et ses suites éventuelles. En cohérence avec cet optimisme et cette volonté d’aller de l’avant et de placer ce rassemblement des écologistes au centre d’une « refondation » de l’écologie politique, j’ai signé la contribution Rassembler les écologistes, Changer les Verts! pour notre prochain congrès (qui aura lieu à Lille le 6 décembre prochain). Je pense qu’on ne doit pas faire un congrès de division pour ne pas mettre en péril le rassemblement. Par contre, on ne peut pas espérer que le rassemblement se fasse dans de bonnes conditions et aille plus loin sans que ses initiateurs et ceux qui y ont cru et participé dès le début ne soient présents dans l’équipe dirigeante du parti.

J’applique en interne le même raisonnement qu’en externe: on ne fera pas d’écologie sans les écologistes et on ne fera pas de rassemblement sans les rassembleurs!

Ci-dessous le texte de la motion:

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Rassembler les écologistes, Changer les Verts !

http://www.rassemblerlesecologistes.eu/

« L’écologie est incompatible avec le libéralisme de droite et le libéralisme de gauche, avec l’étatisme de droite et l’étatisme de gauche». Dany Cohn-Bendit

« Il ne faut plus dissocier les mots Ecologie, Social et Droits de l’Homme. Tout cela est en train de se combiner ». Nicolas Hulot

« C’est la beauté du compromis comme le disait Gandhi ». José Bové

Rassembler les écologistes.

Nous voici au temps du congrès, à l’heure du choix collectif de notre avenir. Cet avenir était jusqu’à peu fait de doutes et d’incertitudes. L’appel au rassemblement des écologistes que nous avons lancé courant mai a changé la donne. Nous sommes désormais davantage audibles. Mais il nous faut  répondre à plusieurs impératifs tout en préservant l’unité du mouvement.

Dans notre pays, l’environnement est dégradé, le social est méprisé et les libertés publiques sont menacées par les choix du clan présidentiel. A nous d’apporter des réponses pour l’avenir, d’expliquer ce que représente la décroissance solidaire, mais également de montrer que nous nous préoccupons aussi du quotidien, du budget à boucler, de la famille à éduquer, du travail à trouver ou préserver. Les Verts doivent devenir le parti des solutions concrètes et de l’imagination.

Nous pouvons y parvenir car les Verts aujourd’hui sont porteurs d’espoir. Si depuis dix ans, nous avons échoué à transformer notre capital sympathie en adhésion, notre analyse s’est désormais répandue dans la société. Avec une nouvelle ambition pour l’écologie portée par l’initiative de Dany et la clairvoyance des adhérents verts comme en témoignent les formidables Journées d’été de Toulouse.

Car de cette vague d’enthousiasme, qui recoupe toute la diversité du mouvement doit naître un nouvel avenir. Une utopie devenue réalisable, non pas limitée aux trois années à venir et soumise aux aléas des échéances électorales mais porteuse de la création d’un nouveau pôle écologiste.

C’est en ce sens que ce congrès est essentiel. Devrions-nous répéter que la crise écologique est là, que ses conséquences économiques, sociales et financières ont commencé et qu’une profonde mutation de nos sociétés, de nos modes de vie est indispensable ? Faudrait-il répéter en dix axes ou quinze priorités l’évidence qui touche maintenant l’opinion publique et la mène à une conscience de plus en plus aiguë de la nécessité de changer ? Nous ne le pensons pas car sur tout cela, nous  sommes d’accord !

De même, nous avons tous conscience de l’inanité de nos querelles incompréhensibles alors qu’il est urgent d’inverser la courbe mondiale des émissions de gaz à effet de serre, et qu’en France les politiques mises en place par Nicolas Sarkozy entraînent leur lot de souffrances et d’injustices faisant basculer de plus en plus de personnes de la vie à la survie, sans compter les atteintes graves à la démocratie.

Non ! Si ce congrès est essentiel, c’est que nous avons une possibilité historique de lancer, de légitimer un processus dont l’objectif est de mener la représentation de l’écologie politique en France au niveau qui devrait être le sien : celui d’une force écologiste réunissant l’ensemble des combats environnementaux, sociaux et sociétaux comme nous les Verts le faisons, mais qui en dépassant nos frontières actuelles devienne une force politique capable d’affronter l’actuel et injuste système électoral en parvenant aux seconds tours.

Une force qui devienne ainsi maîtresse de ses choix d’alliance et non soumise aux volontés hégémoniques d’un partenaire dominateur ! Là est le véritable enjeu de ce congrès.

Nous pourrons ainsi, comme l’écrit Noël Mamère, « promouvoir une écologie de la libération fondée sur les solidarités, la lutte contre les inégalités sociales et environnementales et à la pointe du combat contre toutes les formes de discriminations ».

L’appel au rassemblement des écologistes pour les européennes de 2009 a permis d’ouvrir enfin un dialogue politique entre les Verts, Nicolas Hulot, José Bové et Dany Cohn-Bendit. Déjà, ce dialogue s’est élargi et chacun doit pouvoir y participer sans se renier mais également sans autre exclusive qu’une analyse commune des impasses du libéralisme et du productivisme et de leurs effets dévastateurs sur la planète et les hommes. A l’intérieur de ce rassemblement, les Verts seront les garants de la cohérence du projet écologiste.

Cette rencontre, la reconnaissance de ce socle commun d’idées, renforce l’écologie politique et donc les Verts. Elle consolide les liens engagés avec les mouvements sociaux, les ONG et les associations. Il nous faut désormais proposer des outils novateurs.

Nous proposons que se réunissent, dès la fin 2008, celles et ceux qui ont conscience que la gravité de la crise écologique nous impose de nous rassembler, dans des groupes locaux d’Union des écologistes et de préparer, en partenariat avec l’ensemble de la mouvance écologique, les priorités de notre programme européen. Nous y défendrons l’horizon d’une Europe fédérale.

Nous proposons la tenue d’assises nationales des écologistes au premier trimestre 2009 validant notre programme et les listes de candidats, dont ceux investis par les Verts.

Nous proposons au terme de ce processus une « fête du Tournesol » qui deviendra annuelle et réunira l’ensemble des acteurs de l’écologie lors d’un grand moment festif et solidaire.

En construisant le rassemblement des écologistes pour les européennes de 2009, nous bâtissons par l’exemple. Après les élections, il nous faudra transformer l’essai et construire durablement la nouvelle représentation de l’écologie que nous appelons de nos vœux.

Dans ce cadre, une attention particulière sera portée aux nouvelles régulations économiques. Le développement d’une économie sociale et solidaire capable de répondre au défi climatique et à l’urgence sociale sera au coeur de notre démarche. Des propositions alternatives concrètes existent dans les secteurs économiques, sociaux et financiers.

Changer les Verts

Les Verts, pour réussir ce rassemblement, doivent sortir de leur fonctionnement énergivore et se tourner résolument vers l’extérieur. Mais s’ouvrir ne signifie pas renier 20 ans d’existence. Nous prônons simplement une accélération du processus .

A titre d’exemple, la place des sympathisants doit être renforcée. Ils doivent pouvoir être tenus informés et invités à participer aux débats internes. Un mouvement écologiste puissant ne peut se limiter à 10 000 adhérents.

Les premières réformes mises en œuvre : simplification des politiques d’adhésion, élection de la direction nationale pour 3 ans, création d’une majorité nationale efficace, meilleur respect des votes des adhérents sont des premiers pas.

Nous devons aller plus loin pour favoriser la production d’idées, la participation aux mobilisations, la mise en réseau et le partage des savoirs. Nous devons créer une identité commune plus forte, notamment par la mise en place de cycles de formation sur l’ensemble des thèmes de l’écologie politique.

Le rôle des courants s’il est essentiel pour la vitalité de notre mouvement doit être impérativement limité au débat d’idées.

Ce sont aussi nos liens avec ceux qui pensent l’écologie et la construisent  dans le champ associatif et syndical qui doivent être organisés. Nous créerons dès 2009 une fondation rassemblant les personnes apportant savoir et expertise dont le mode de financement sera annexé dans la feuille de route de la future direction.

Enfin, construisons une organisation et un fonctionnement en phase avec la société, adaptés aux nouveaux modes d’engagement : une structure-réseau, souple et concentrique, entre terrain militant et Internet pour renouveler nos pratiques militantes souvent insuffisantes. Si tout le monde n’a pas accès à internet, tout le monde ne va pas non plus au marché le dimanche. Transformons les Verts en un parti de proximité, ouvert, novateur, sur le terrain et développant ses idées à travers le web et des outils de communication optimisés.

Gagner le combat politique avec un parti écologiste fort

Au lendemain des européennes de 2009, nous proposons la tenue d’une assemblée générale constituante d’une nouvelle force écologiste au sein de laquelle les Verts devront confirmer leur engagement et leur force. Elle rassemblera tous les partenaires de la campagne européenne, assurera un rôle actif aux groupes locaux rassemblant les écologistes et à ceux qui souhaiteront les rejoindre. La dynamique créée par les élections européennes sera ainsi renforcée pour permettre à l’écologie politique d’aborder les élections régionales de 2010 en position de force.

Nous engagerons le combat des idées pour provoquer à terme l’alternative écologiste dont notre pays a besoin.

C’est à cette aune que doit être élaborée notre stratégie pour les prochaines années. Les élections européennes et régionales sont les premières étapes d’une affirmation durable de l’autonomie écologiste. Mais la direction élue à ce congrès devra également préparer les élections présidentielles et législatives de 2012.

A ces scrutins, ne répétons pas les erreurs de 2007. Notre objectif prioritaire sera la création d’un groupe de députés écologistes conséquent, bien évidemment sans renversement d’alliances ! La présence d’un candidat écologiste à la présidentielle devra être préparée par la direction nationale ; le principe en sera acté définitivement en fonction des résultats électoraux du rassemblement des écologistes et de l’accord législatif.

CherEs amiEs, la période qui vient de débuter est enthousiasmante pour l’avenir de l’écologie politique en France. Chacun, chacune d’entre nous détient une part de cet avenir. L’appel au rassemblement des écologistes pour les européennes n’aurait pas abouti sans la signature de plusieurs centaines d’entre vous entre mai et août 2008. De même, votre vote lors du congrès le 16 novembre sera décisif. Cette motion est un regroupement de militants partageant un objectif commun : rassembler les écologistes, rénover profondément les Verts pour construire une alternative politique crédible dès 2012. Avec votre participation, votre soutien et votre énergie, nous y parviendrons !

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