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Archives pour la catégorie ‘Politique’

Deux vidéos: Cécile Duflot et Dany Cohn-Bendit

02/12/2008

Bonne intervention de Cécile Duflot sur France 3 à l’approche de notre congrès qui s’annonce apaisé et constructif!


Et Dany Cohn-Bendit nous explique ce qu’il appele le « Green Deal »: comment répondre aux crises sociale, environementale et démocratique?

Cedric Les Verts, Politique , ,

Ségolène Royal en tête au PS? Merci twitter!

22/11/2008

Dernièrement, j’éprouve le besoin de prendre un peu de recul et de moins bloguer mais je continue à lire des blogs et à suivre ce qu’il se passe. Ce congrès interminable du PS donne l’occasion de percevoir les possibilités offertes par twitter, dernier outil à la mode pour suivre les rumeurs et avoir les infos toutes fraîches en temps réel. Ce petit outil ne paye pas de mine et on a un peu de mal à en voir l’intérêt au départ mais il devient rapidement indispensable et il est (pour moi en tous cas) peu chronophage.

Depuis quelques dizaines de minutes, plusieurs personnes donnent Royal en tête, avec plus ou moins de marge (reste à déterminer la part d’info fondée et la part d’effet boule de neige qui doit être impressionante avec ce type d’outil!!!). Après les rumeurs, les premiers articles (le monde, le figaro, …) commencent à être publiés, évoquant le même résultat, toujours au conditionnel (et merci à qui pour les liens!? merci twitter!).

Si vous voulez suivre mon twitter, c’est par ici!

Cedric (Un peu) geek, Gauche, Politique , , ,

Si tu ne t’occupes pas de la politique, la politique s’occupera de toi

24/10/2008

Voici une petite vidéo marrante que les jeunes verts avaient fait pour rappeler que pour pouvoir voter, il faut s’inscrire sur les listes électorales. Comme c’est la fin de l’année et que 2009 sera (encore!) une année électorale, c’est donc le moment de vous inscrire sur les listes!

Cedric Politique ,

Lancement d’Europe Ecologie: premiers mensonges médiatiques

23/10/2008

Après le manifeste, le rassemblement des écologistes pour les élections européennes est officiellement né le 20 octobre avec un site web et une conférence de presse.

Le site web est plutôt pas mal, sous forme de réseau social/blog collectif et j’espère qu’il sera vite enrichi pour faciliter la constitution des comités locaux (grâce à la possibilité de contacter tous les signataires dans une zone géographique par exemple) et un outil permettant de créer des blogs pour ces comités locaux qui aient tous la même charte graphique. Déjà près de 1500 signataires! Rejoignez-nous vite: vous pouvez signer (rester anonyme est bien sûr possible) et/ou adhérer pour soutenir financièrement la campagne!

Les retours presse sont déjà énervants avec de nombreuses coquilles, inexactitudes voire des mensonges! Quelques exemples: j’ai lu sur le site web de TF1: « les écologistes créent un nouveau parti politique », ce qui est faux (ou alors, on nous a menti et il va falloir exclure un grand nombre de Verts (et pas des moindres) pour double appartenance!). Le « compte rendu » de Sylvia Zappi qui ne s’est (paraît-il) même pas donné la peine de se déplacer pour assister à la conférence de presse (peut-être parce qu’elle savait ce qu’elle écrirait). Elle « cite » Dany Cohn-Bendit qui promettrait aux Verts « des larmes et des pleurs » mais plusieurs personnes présentes à la conférence m’ont affirmé que cette phrase n’avait pas été prononcée! (et le pire c’est que l’expression est reprise en titre de l’article!). Chacun pourra vérifier lorsque la vidéo de l’intégralité de la conférence de presse sera disponible en ligne. Notons qu’il y a aussi des articles plus « neutres ». Par exemple, un autre article du Monde: Daniel Cohn-Bendit veut un green new deal

La blogosphère verte n’est pas en reste et le lancement d’Europe Ecologie est accueilli avec enthousiasme (Bix, Vert chez moi, Brest OuVert, Jean-Marc Brûlé, Catherine Candelier, Arlette Zilberg, Pascale Loget, …).

Il y a une volonté d’utiliser les possibilités du web actuel, (ce qui n’est pas pour me déplaire!): un groupe sur facebook, des vidéos sur dailymotion, un compte FlickR et même un twitter pour Yannick Jadot.

http://www.europeecologie.fr

Cedric Ecologie, Europe, Politique , , , , , , , ,

Changer d’ère

18/10/2008

Ci-dessous le manifeste pour les élections européennes, signé par Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové, Jean-Paul Besset, Cécile Duflot, Antoine Waechter, Yannick Jadot, François Alfonsi et Pascal Durand. Le mouvement est lancé, reste à réussir ces élections en faisant une campagne dynamique, originale et efficace!

(Image: Wikimédia commons)

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L’histoire est en suspens, car la déraison s’est emparée du monde.
Comme en témoignent brutalement les dérèglements des mécanismes financiers, la croissance de la famine, l’aggravation des inégalités ou l’emballement du bouleversement climatique, l’humanité s’est mise en situation de perdre la maîtrise de son destin. Nous sommes parvenus à ce moment clé où tout peut basculer, jusqu’à l’irréversible, ou, au contraire, favoriser un sursaut pour construire une nouvelle donne dont l’Europe deviendrait le creuset.

Soit la trajectoire d’effondrement dans laquelle s’inscrit la mondialisation du tout-marché et de la prédation aveugle se prolonge, et l’on verra la conjonction des crises – écologique, énergétique, alimentaire, financière, économique, sociale, identitaire – précipiter la planète dans une régression sans précédent ; soit les sociétés humaines se ressaisissent, refusant la spirale de l’excès, des fractures sociales et du découplage avec la nature, et alors surgiront les forces porteuses des réformes nécessaires pour échapper au chaos et tracer l’horizon d’une nouvelle espérance.
Il est urgent de se rassembler pour y concourir. Ni demain, ni peut-être. Maintenant et résolument !

Ne rien faire ouvrirait la porte à des politiques autoritaires pour gérer les pénuries ou les conséquences des migrations d’origine climatique. Agir, c’est éviter la barbarie pour choisir la civilisation.
Nous n’avons plus le temps. Tous les indicateurs sont au rouge. Notre modèle de développement est pulvérisé par les faits ! Aveuglé par l’idéologie de la croissance sans limites, dopé par le laisser-faire du libéralisme, le système productiviste fonce tout droit vers la catastrophe, tel un bateau ivre. Partout l’insécurité sociale grandit. Le progrès perd son sens au profit d’une montée de l’insignifiance et d’une destruction du vivant. L’humanité avance vers son désert.

[…] Une autre politique est possible : celle de la responsabilité. Le devoir d’équité universelle, l’attachement au vivant sous toutes ses formes, la nécessité de réduire l’empreinte écologique sur les ressources et les équilibres naturels commandent de changer d’ère. Il faut entrer sans plus tarder dans un nouveau monde, celui d’une profonde mutation écologique et sociale de civilisation. Celle-ci s’appuiera sur les valeurs de sobriété, de mesure et de modération, de partage, de solidarité et de démocratie, a contrario des aliénations marchandes et des violences économiques qui contaminent les écosystèmes, déstructurent les sociétés, écrasent les diversités culturelles et broient les individus dans la compétition du toujours plus et les frustrations permanentes.

D’abord, il faut rompre ! Rompre, c’est s’en prendre enfin aux racines […]. Agir sur les structures de nos sociétés et travailler en même temps à une insurrection des consciences, voilà les deux défis à relever pour éviter une désagrégation tous azimuts et, au final, la défaite de l’homme.

L’urgence commande donc de réunir les conditions collectives pour que la trajectoire humaine s’engage sur une autre voie. Autre projet de société, autre modèle de civilisation… le chemin passe par la refondation progressive et pacifique de nos manières d’être et de vivre, ensemble et individuellement.

b[[…] Nous n’affichons ni lendemains qui chantent ni programmes miracles.]b Nous affirmons seulement un autre choix : celui d’une nouvelle régulation, fondée sur l’impératif écologique et social, dont la déclinaison devra être établie démocratiquement dans chaque domaine impliquant la communauté humaine. Notre démarche consiste à opposer pied à pied des alternatives aux logiques destructrices et spéculatives, à trier entre ce qui est possible et ce qui ne l’est plus, à rassembler les énergies pour que la société s’engage dans une transition vers un monde qui, à défaut d’être parfait, restera viable pour tous et se montrera plus juste au plus grand nombre.

L’enjeu est tel et son urgence si prégnante que nous ne pouvons plus consentir à la tradition des jeux de rôle auxquels la représentation politique se complaît, avec ses rabâchages traditionnels qui pétrifient le futur et ses crispations claniques qui dévalorisent les consciences. Quels que soient leurs référentiels idéologiques, les partis politiques dominants bégaient devant les défis du nouveau siècle, refusant l’obstacle du grand tournant nécessaire. Ils restent liés à un type de développement insoutenable, fondé sur le mythe d’une progression exponentielle des richesses et, au final, sur le diktat absurde de la croissance pour la croissance. Chacun à leur façon, ils persévèrent dans la reproduction de mécanismes de plus en plus aliénants qui consacrent la domination de l’avoir sur l’être et de l’économique sur le politique.

Vivre avec son siècle consiste aujourd’hui à prendre conscience que l’âge du gaspillage et de l’inconséquence est terminé, que l’autorégulation du marché est un mirage, que la réalité est désormais surdéterminée par la crise écologique et l’approfondissement des inégalités sociales.
[…]

C’est pourquoi il s’agit de développer un nouvel espace politique au sein duquel ceux et celles qui se rassemblent dans leur diversité traceront la perspective d’un nouveau projet de société. Celui-ci n’est pas hors d’atteinte. Il repose sur l’aspiration grandissante des populations à vivre autrement que dans l’accumulation, le factice ou les dettes et sur la montée de l’exigence citoyenne pour une répartition équitable des richesses et un juste échange entre les peuples.

Ce modèle alternatif n’est inscrit dans aucun dogme ni bréviaire, même s’il est attaché aux meilleures traditions humanistes, en particulier l’opposition radicale au racisme, à l’antisémitisme, au sexisme et à toute forme d’ostracisme et de domination. Il se construira pas à pas, à partir des besoins de bientôt 7 milliards d’individus, de l’intérêt collectif des peuples de la Terre, de la protection des biens communs et de l’extension des services publics, du partage des ressources et du respect des équilibres du vivant. Il se fondera sur les valeurs de justice sociale et de solidarité planétaire, de sobriété et de conscience des limites, de droits humains et de dialogue démocratique. Il orientera progressivement les activités vers une réduction de l’empreinte écologique, impliquant de nouvelles façons de consommer, de produire, de se déplacer, de travailler, d’échanger, d’innover, d’habiter les villes et les territoires et de faire ensemble société. Il encadrera rigoureusement les mécanismes du marché et leurs prolongements financiers. Il stimulera la recherche scientifique et la créativité industrielle selon une perspective compatible avec les besoins réels et les limites de la biosphère.

A nouveau projet de société, nouvelle régulation économique et sociale. Il s’agit de penser l’organisation de la société selon le principe de durabilité, intégrant à la fois l’impératif écologique et celui de la justice sociale : durabilité des ressources et des équilibres naturels, durabilité, dans leur diversité culturelle, des systèmes économiques de demain, des contrats sociaux et des modes de vie. Autrement dit, il s’agit d’engager des réformes incompatibles avec l’hégémonie productiviste et consumériste qui précipite les dégâts écologiques et sociaux à coups de dérégulation, de financiarisation, de marchandisation et
d’uniformisation.

Un nouvel espace politique porteur d’une nouvelle politique de régulation ne peut se concevoir d’emblée qu’à l’échelon européen puisque l’Europe est notre famille, et sans frontières puisque le monde est notre village.
[…]

L’Union européenne, malgré les aléas de sa construction et des pratiques trop souvent technocratiques, a bâti un espace de paix et de coopération entre les 27 Etats et les 83 peuples qui la composent. Elle a su s’interposer comme une force de conciliation dans les conflits. C’est un formidable acquis, une histoire positive, à rebours des visions archaïques ou souverainistes qui imprègnent encore ce continent qui était celui des guerres. Des cultures différentes démontrent qu’elles peuvent vivre ensemble et s’enrichir mutuellement dans un monde déchiré par la violence multipolaire et les replis nationalistes et communautaristes.

Plus que jamais, nous avons besoin d’Europe. Mais l’Union européenne n’apparaît plus comme une entité capable de réguler les équilibres mondiaux selon des critères de justice sociale et d’environnement. Ses dérives libérales tendent à l’assimiler à un simple épiphénomène d’une globalisation chaotique, voire même à un accélérateur de celle-ci. D’autant plus que les peuples boudent l’Europe parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans ses institutions sans visage. Comment s’en étonner, dès lors qu’on leur parle surtout de compétitivité et de concurrence, comme si le marché pouvait à lui seul tenir lieu d’horizon ? L’Europe est plus présente dans leur vie pratique que dans leurs cœurs. Ils attendent légitimement un projet qui les fédère et leur ouvre l’horizon.

Le moment est venu pour que les Européens s’emparent et s’identifient à la perspective politique d’une Europe solidaire et durable. En installant la mutation écologique et sociale comme colonne vertébrale de la communauté de destin des peuples européens, nous avons l’occasion de vivre mieux. A nous tous de la saisir !

Cedric Politique , , , , ,

Quand Sarkozy ne tient pas ses promesses…

29/09/2008

Il est toujours bon de se plonger dans les archives et de lire ce que disaient/écrivaient les politiques il y a quelques temps. Ca permet à la fois de se faire une opinion sur la qualité des décisions qui auraient pu être prises et de vérifier que les promesses ont été tenues. Voici comment le candidat Sarkozy proposait au printemps 2007 de relancer la croissance économique en France:

« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l’Etat intervienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades. Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. »

Un peu plus d’un an plus tard, on peut se dire qu’heureusement Nicolas Sarkozy a préféré d’abord tenir les promesses faites aux riches avec son paquet fiscal!

Le pire c’est que c’est ce même homme qui, la semaine dernière à Toulon, promettait de protéger les français de la crise financière causée par les subprimes et se posait en sauveur du monde (Président de la République française et Président de l’UE, ça ne lui suffit pas!). Et ça ne choque personne?

Quand Sarkozy ne tient pas ses promesses, ça nous réussit pas mal. On en concluera ce qu’on voudra!

Cedric Politique , ,

Refuser l’échec scolaire

24/09/2008

J’ai déjà dit ici l’importance que j’accorde au rôle de l’école de part l’impact . J’ai donc été ravi d’apprendre que l’Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (afev) organisait aujourd’hui, la première journée nationale consacrée à l’échec scolaire. Vous en avez probablement entendu parler, les révélations de l’étude menée par l’association sont alarmantes (les principaux résultats de cette étude sont dans cet article du Monde). Comment et pourquoi en sommes-nous arrivés là? Que faire pour rectifier le tir?

J’ai l’impression qu’il s’agit avant tout (et une fois encore) d’un problème de volonté politique. En France, l’échec scolaire est devenu un problème comme les autres, qu’on accepte sans se poser trop de questions et on compte sur des associations de bénévoles pour s’en occuper. Dans d’autres pays (notamment scandinaves), l’échec scolaire n’est pas accepté et le système ne doit laisser personne sur le côté. Devons-nous hésiter longtemps entre ces 2 « modèles »?

Cedric Politique , , ,

A propos du Sénat

23/09/2008

Même si ça n’a pas intéressé grand monde, les élections sénatoriales avaient lieu ce week end! (Bix résume sur son blog les « résultats » de ces élections pour les Verts). Aujourd’hui, l’émission C dans l’air titrait « Peut-on supprimer le Sénat? ». Outre l’ambiguïté sémantique du terme « peut-on » (d’après un des invités de l’émission, la suppression de la chambre haute est constitutionnellement impossible), la question est intéressante. Cependant, je préfère la poser en ces termes: « Doit-on supprimer le Sénat? ».

Et à cette question, je suis tenté de répondre « non ». Je suis un peu attaché au système bicaméral, et, pour l’instant, je n’ai pas entendu d’argument valable pour la suppression du Sénat. Les lacunes de la chambre haute ne doivent pas nous faire choisir la solution de facilité. Il est utile d’avoir une chambre qui représente les collectivités et qui n’a pas forcément les mêmes positions qu’une Assemblée Nationale, y compris lorsque les 2 chambres sont de la même couleur politique! Souvenons-nous de l’opposition de certains sénateurs de droite lors du débat sur la loi sur les tests ADN.

Bien sûr, je ne me satisfais pas du fonctionnement actuel des 2 chambres: un Sénat qui sert de maison de retraite ou de planque à certains politiques et une Assemblée qui n’est pas représentative de la population de par le mode de scrutin. N’ignorons pas que le Sénat n’a jamais été « à gauche » lors de la Vème République (!!!), que nos députés ont souvent plus à gagner électoralement à défendre les intérêts de leur circonscription plutôt que l’intérêt général! Il y aurait tant de choses à changer pour rendre notre démocratie plus saine mais malheureusement, nombreux sont les individus et les organisations à avoir intérêt à ce que rien ne change trop. Plutôt que la réforme constitutionnelle contestable à laquelle on a eu droit il y a quelques mois, on peut imaginer des réformes de bon sens mais profondes pour ramener la France au niveau des autres grandes démocraties.

Le Sénat a encore un rôle à jouer pourvu qu’on lui en donne les moyens et qu’on le modernise.

Cedric Politique , , , ,

Les leaders en politique

19/09/2008

Quelle est la place des « leaders » dans les partis politiques? Quelles les limites faut-il leur fixer pour éviter les débordements en restant efficace? Je présente ici 3 façons différentes d’aborder ces questions tout en ayant bien conscience qu’aucune des 3 n’est parfaite!

UMP / MoDem / NPA: « tout pour le leader! »

Dans ces 3 partis, il y a un leader incontesté, bien identifié qui prend les décisions importantes et tranche s’il y a débat.

L’UMP est une machine de guerre qui doit mener des hommes (d’abord Chirac, ensuite Sarkozy) au pouvoir. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, le poste de grand chef a même été dissous depuis la présidentielle pour éviter de lui faire de l’ombre et de susciter des ambitions.

Personne ne s’y trompe, le MoDem a été créé par François Bayrou pour le faire élire en 2012. Le fonctionnement du parti qui en découle est assez autocratique (n’étant pas adhérent MoDem, je n’ai pas de preuves mais j’ai entendu des rumeurs à ce sujet et il doit bien y avoir une part de vérité). Au mouvement démocrate, la démocratie c’est avec modération!

Pour ce qui est du NPA, Olivier Besancenot est clairement identifié (c’est même presque le seul qu’on connaît (pour Bayrou aussi ça fonctionne d’ailleurs)). Ce n’est peut-être pas lui qui prend toutes les décisions mais c’est le seul à délivrer des messages au nom de la LCR/du NPA dans les médias.

Ce fonctionnement autour d’un leader permet de délivrer un message clair et d’être audible (il y a bien un peu de cacophonie de temps en temps au gouvernement mais tout le monde rentre dans le rang lorsque Nicolas Sarkozy tape du poing sur la table). Le « tous derrière le leader » a le mérite d’être simple et n’importe quel français sait qui sont N. Sarkozy, F. Bayrou ou O. Besancenot. Un exemple de « l’efficacité » du leader unique: la rentrée de Bayrou sur EDVIGE a été très réussie (alors que pendant tout l’été les partis et associations « de gauche » en ont parlé sans être entendus).

PS: « tous leader! »

Au PS, depuis maintenant de nombreuses années, tout le monde veut être le chef! En résulte une cacophonie dans les médias. Chacun veut exprimer SON opinion et le grand public (et parfois même les spécialistes!) ne sait pas quelle est l’opinion du parti. Pour couronner le tout, les décisions prises collectivement sont parfois peu claires (souvenez-vous de Hollande qui peinait à expliquer la position du PS sur le traité de Lisbonne!).

Pendant plusieurs mois, les médias n’auront parlé que du congrès en préparation et des batailles de personnes pour prendre le parti. Ce serait drôle si ça ne laissait pas tout l’espace politique à Sarkozy, Bayrou et Besancenot. Il faut que le PS se ressaisisse mais je crains que le congrès ne suffise pas à arranger les choses et qu’il y ait encore des querelles de personnes pour la candidature à la présidentielle!

Les Verts: « ya pas d’leader! »

Chez les Verts, c’est bien connu, on a coutume de « couper les têtes qui dépassent ». Le secrétaire national du parti est souvent un illustre inconnu avant d’avoir ce poste et il doit faire ses preuves/gagner sa crédibilité et sa « célébrité » dans les médias. Cela peut prendre plusieurs années et le mandat de secrétaire national durait 2 ans jusqu’à aujourd’hui (désormais 3). Contrairement aux autres partis, chez les Verts, le secrétaire national n’est pas un élu important (par exemple un parlementaire). Ceci est dû à des règles dans nos statuts qui l’interdisent et ça peut très bien fonctionner comme ça. Cependant, les médias se tournent souvent vers les parlementaires (ne serait-ce qu’à la sortie d’un vote important à l’assemblée). Ces parlementaires ont forgé leur image pendant des années (Noël Mamère, Dominique Voynet, Yves Cochet, …) et des messages contradictoires peuvent alors être portés par plusieurs personnes au nom du même parti.

Je suis pourtant persuadé qu’on peut avoir un fonctionnement démocratique et être audible en tant que parti politique. Il faut trouver le juste équilibre: on peut faire émerger de nouvelles têtes tout en mettant en avant des portes parole qui soient réellement efficaces et à l’aise dans les médias (ou les former). Certaines personnes sont meilleures dans la réflexion et l’idéologie que dans la communication: il faut que ces personnes l’acceptent et apportent à leur parti les idées, les réflexions dont il a aussi énormément besoin. Les médias aiment la simplicité et la clarté: le fait que Dany Cohn-Bendit soit bien identifié comme le porteur de l’idée du rassemblement des écologistes donne beaucoup de visibilité à ce projet. Un juste milieu doit être trouvé pour avoir une communication efficace (non, le mot « communication » n’est pas un gros mot, c’est une part importante de la politique!) tout en évitant le culte d’une personnalité unique!

Faut-il continuer à vouloir fonctionner sans mettre personne en avant ou faut-il accepter les règles du jeu médiatique pour mettre toutes les chances de notre côté afin de convaincre le plus grand nombre?

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Pétition: La laïcité ne doit pas plier devant Benoît XVI

16/09/2008

La venue de Benoît XVI en France est l’occasion de rappeller à notre cher Président notre refus de SA conception de la laïcité! Une pétition a été lancée:

Le pape a le droit de venir en France. Loin de nous l’idée de nous y opposer parce que nous sommes laïques. Mais cet accueil officiel, sur un mode révérenciel et sur fonds publics, ne va pas de soi.

En tant que chef d’un État, Benoît XVI ne mérite guère l’enthousiasme d’une démocratie laïque et égalitaire.
À la tête d’un petit État théocrate et patriarcal, il use essentiellement de son siège d’observateur permanent à l’ONU pour faire reculer tout programme en faveur de la planification familiale, des droits des femmes, de la lutte contre le sida, ou des minorités sexuelles. Souvent aux côtés des pires dictatures de l’Organisation de la Conférence islamique.

(…)

Pour signer, ça se passe ici: http://www.manifestepape.info/

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