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Archives pour la catégorie ‘Europe’

Lancement d’Europe Ecologie: premiers mensonges médiatiques

23/10/2008

Après le manifeste, le rassemblement des écologistes pour les élections européennes est officiellement né le 20 octobre avec un site web et une conférence de presse.

Le site web est plutôt pas mal, sous forme de réseau social/blog collectif et j’espère qu’il sera vite enrichi pour faciliter la constitution des comités locaux (grâce à la possibilité de contacter tous les signataires dans une zone géographique par exemple) et un outil permettant de créer des blogs pour ces comités locaux qui aient tous la même charte graphique. Déjà près de 1500 signataires! Rejoignez-nous vite: vous pouvez signer (rester anonyme est bien sûr possible) et/ou adhérer pour soutenir financièrement la campagne!

Les retours presse sont déjà énervants avec de nombreuses coquilles, inexactitudes voire des mensonges! Quelques exemples: j’ai lu sur le site web de TF1: « les écologistes créent un nouveau parti politique », ce qui est faux (ou alors, on nous a menti et il va falloir exclure un grand nombre de Verts (et pas des moindres) pour double appartenance!). Le « compte rendu » de Sylvia Zappi qui ne s’est (paraît-il) même pas donné la peine de se déplacer pour assister à la conférence de presse (peut-être parce qu’elle savait ce qu’elle écrirait). Elle « cite » Dany Cohn-Bendit qui promettrait aux Verts « des larmes et des pleurs » mais plusieurs personnes présentes à la conférence m’ont affirmé que cette phrase n’avait pas été prononcée! (et le pire c’est que l’expression est reprise en titre de l’article!). Chacun pourra vérifier lorsque la vidéo de l’intégralité de la conférence de presse sera disponible en ligne. Notons qu’il y a aussi des articles plus « neutres ». Par exemple, un autre article du Monde: Daniel Cohn-Bendit veut un green new deal

La blogosphère verte n’est pas en reste et le lancement d’Europe Ecologie est accueilli avec enthousiasme (Bix, Vert chez moi, Brest OuVert, Jean-Marc Brûlé, Catherine Candelier, Arlette Zilberg, Pascale Loget, …).

Il y a une volonté d’utiliser les possibilités du web actuel, (ce qui n’est pas pour me déplaire!): un groupe sur facebook, des vidéos sur dailymotion, un compte FlickR et même un twitter pour Yannick Jadot.

http://www.europeecologie.fr

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La position de Rassembler les écologistes, Changer les Verts sur la candidature d’Eva Joly

05/10/2008

Ci-dessous la position des signataires de Rassembler les écologistes, Changer les Verts sur l’annonce de la candidature d’Eva Joly. Je me retrouve totalement dans ce texte car je pense que lorsque quelqu’un comme Eva Joly accepte de travailler avec nous, nous ne devons pas faire la fine bouche! Faut-il envoyer des candidats inconnus et/ou inexpérimentés comme têtes de listes aux élections européennes sous prétexte de ne pas accepter un soi-disant « star system »? Eva Joly a certes été médiatisée mais la réduire à un statut de star est ridicule! Elle fait une très bonne candidate à ces élections, elle a de nombreux talents et compétences. Eva Joly n’est ni Zidane ni la dernière miss France! De plus, cette candidature sera un très beau symbole de la résistance des élus écologistes aux pressions des lobbys!

Le fait qu’elle préfère être candidate sur les listes de rassemblement de l’écologie plutôt que sur des listes MoDem est une preuve supplémentaire de l’intérêt, de l’engouement et de l’espoir que suscite ce rassemblement des écologistes! Réjouissons-nous en!

Le nouveau site de la motion est en ligne, toujours à la même adresse: http://www.rassemblerlesecologistes.eu/

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Rassembler les écologistes, Changer les Verts se félicite de l’annonce de la candidature d’Eva Joly aux cotés de Dany Cohn-Bendit pour les élections européennes.

La candidature d’Eva Joly montre que le rassemblement des écologistes créée une dynamique politique forte au-delà de nos frontières habituelles.

Nous sommes loin de la peopolisation de la vie politique organisée par d’autres ; Eva Joly incarne des positions politiques importantes sur les questions de lutte contre la corruption et de transparence financière, sur lesquelles les Verts ont toujours été en pointe.

Elle apporte l’expérience concrète d’une magistrate qui a su résister avec courage aux pressions. Elle saura porter au niveau européen les instruments de lutte nécessaires contre la corruption, pour la régulation européenne des circuits financiers et la suppression des paradis fiscaux.

Rassembler les écologistes, Changer les Verts souhaite qu’Eva Joly soit investie par le comité du rassemblement des écologistes et s’engagera en ce sens.

Nous souhaitons également que dans chaque eurorégion des candidats aussi emblématiques des combats écologiques soient désignés.

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Le CNIR vote le rassemblement!

13/09/2008

Aujourd’hui, le CNIR (Conseil National Inter Régional des Verts) se réunissait et il a voté à l’unanimité une motion qui déciderait de l’avenir des Verts dans le futur rassemblement des écologistes aux élections européennes.

Je n’ai pas assisté au CNIR donc je ne connais pas les détails de ce qui a été voté (amendements? conditions du rassemblement, etc…). Nous aurons probablement plus d’informations demain pendant la réunion organisée au local des Verts Paris (dès 10h, venez nombreux!) pour débattre de la motion déposée au prochain congrès des Verts par les initiateurs du rassemblement. J’espère aussi pouvoir entendre sur la Sonothèque (ou l’intranet) l’intervention de Dany Cohn-Bendit au CNIR sur l’accélération du cours de l’histoire de l’écologie politique.

Je pense que ce vote du CNIR est très important pour l’avenir des Verts et de l’écologie politique en France. Il y a quelques mois, nous étions nombreux à être sceptiques ou méfiants. Aujourd’hui, nous savons que le rassemblement va se faire! Les négociations seront difficiles, je l’ai déjà évoqué, mais ce qui est important c’est que tous les écologistes de France fassent campagne pour la même liste aux élections européennes. Faisons une belle campagne pour porter un maximum d’écologistes au parlement européen. Nous pourrons alors constater le changement de la politique européenne en matière écologique, sociale et démocratique!

Suite à la décision du CNIR, Dany Cohn-Bendit a annoncé qu’il était candidat à la candidature aux élections européennes pour les Verts en France (dans le cadre de ce rassemblement).

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Nicolas Hulot: un pas de plus vers les Verts?

08/09/2008

Dans cette tribune parue dans Le Monde aujourd’hui (voir plus bas), Nicolas Hulot et François Chérèque soulignent l’importance de la prise en compte par les instances européennes des problématiques environnementales ET sociales. Dès lors, une question: « qu’est-ce qui différencie aujourd’hui Nicolas Hulot des Verts? » Sur les idées, je dirais pas grand chose (les Verts sont assez divers pour que beaucoup de monde puisse s’y retrouver). Reste néanmoins pour Nicolas Hulot à faire un pas important, celui de se présenter à une élection. L’importance des associations et des ONG n’est plus à prouver mais c’est le politique qui a le dernier mot. Espérons que les réactions de l’amphi aux journées d’été aux interventions vidéo de Nicolas Hulot et le rassemblement en marche l’encouragent à faire ce pas.


Une Europe qui partage et protège, par Nicolas Hulot et François Chérèque

LE MONDE | 08.09.08 | 14h11

Au moment où les crises – énergétique, alimentaire, climatique, financière, sociale – convergent dangereusement et multiplient les victimes sur la planète, nous avons plus que jamais besoin d’Europe. C’est notre meilleur socle pour répondre collectivement aux enjeux de l’époque et construire un modèle de société qui mette enfin l’économie au service de l’humain.

Or voici que l’Europe ajoute sa propre crise à celles qui accablent le monde. Quoiqu’on pense des raisons, très hétérogènes, du refus irlandais du traité de Lisbonne, celui-ci révèle encore une fois le déficit de l’institution européenne vis-à-vis des peuples qui la composent. L’Europe telle qu’elle se fait soulève de moins en moins de désir d’adhésion. Elle incarne, au contraire, les craintes de nos sociétés vis-à-vis d’une mécanique qui paraît étrangère à leurs préoccupations quotidiennes et à leurs angoisses du futur.

C’est sans doute injuste pour une part, mais il faut entendre cette protestation démocratique. Et y répondre au bon niveau. Il serait dramatique de croire qu’il suffirait d’un raccommodage juridique ou d’un artifice technique pour sortir de cette impasse. A la crise institutionnelle, il faut donner une réponse qui, justement, ne soit pas seulement institutionnelle. Réponse politique, dit-on.

La clé réside dans le choix de mettre résolument en oeuvre une ambitieuse politique écologique et sociale et de faire de celle-ci la colonne vertébrale et le moteur de la construction européenne. Autrement dit, de donner une nouvelle impulsion à la plus précieuse des valeurs, la solidarité entre les individus, les peuples, les générations et l’ensemble du vivant. Question écologique et question sociale ne se sont jamais opposées dans la mesure où les ressources naturelles constituent la base des activités humaines.

Mais elles sont plus indissociables et urgentes que jamais : c’est en économisant l’énergie que l’on préservera le climat et le pouvoir d’achat, c’est avec des logements mieux isolés que l’on réduira à la fois les gaz à effet de serre et les factures de chauffage, c’est en favorisant les activités de proximité que l’on évitera les déplacements automobiles et que l’on confortera l’emploi local (agricole, artisanal, industriel et commercial), c’est en encourageant les modes soutenables de production, de consommation, d’habitation et de déplacement, que l’on renforcera les législations sociales et que l’on créera de nouvelles activités enrichissantes, c’est en triant parmi les possibles que l’on s’orientera vers un type de croissance compatible avec les exigences de la durabilité, c’est en préservant l’air, les océans, les fleuves, les sources, les sols, les forêts, les plantes et les animaux que l’on permettra à la condition humaine de s’épanouir plus harmonieusement.

La crise multiforme des équilibres du vivant ébranle les équilibres sociaux en pénalisant d’abord les plus démunis, aussi bien dans les pays du Sud que dans les Etats industrialisés. Elle hypothèque gravement le progrès social au niveau national comme à l’échelle universelle. Récession, chômage, précarisation, famines, détresses, conflits sont au bout du chemin. En même temps, cette crise écologique redoutable présente une opportunité inespérée : elle oblige à la mobilisation des énergies de toute la société pour engager des mutations radicales vers un autre modèle économique et pour offrir un nouvel horizon de civilisation.

A l’Europe de saisir cette chance et de se montrer à la hauteur ! Avec ses 27 Etats et ses 500 millions de citoyens, elle en a la puissance et les moyens. Pour sortir du scénario noir où elle est encalminée, l’Europe doit se doter d’un projet qui concerne directement le mode de vie de ses populations, qui les engage dans une même communauté de destin. Quel meilleur point de convergence et de cohésion que de bâtir une alternative à partir des nécessités écologiques et sociales ? Quel meilleur vecteur de mobilisation que de déterminer des politiques en fonction des conditions de la vie, celle des hommes et de leur environnement ? En adoptant, en affichant cette priorité, l’Europe peut ouvrir une autre voie, pour ses populations et pour le monde.

Une Europe durable et solidaire, une Europe du juste échange plutôt que du libre échange, une Europe qui partage et protège, une Europe de la modération et de la sobriété, une Europe qui régule l’ère de l’après-pétrole, une Europe du contrat social, une Europe qui redonne du sens au progrès, bref une Europe qui rayonne comme un nouveau foyer de civilisation.


Nicolas Hulot est président de la Fondation Nicolas Hulot.
François Chérèque est secrétaire général de la CDFT.
Article paru dans l’édition du 09.09.08

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Le rassemblement avance, en vert et contre tout

05/09/2008

Le rassemblement des écologistes prend de plus en plus forme. En témoigne le ralliement de Yannick Jadot, démissionnaire de GreenPeace, mercredi dans Libération. La volonté de rassemblement des écologistes est partagée par la plupart des Verts (enthousiasme à Toulouse, réactions plutôt positives ensuite, …).

Un rassemblement salutaire

Et pourtant, ce n’était pas gagné! La forme de l’appel ne faisait pas l’unanimité et les critiques s’élevaient sur les noms annoncés. Une partie de ces critiques avait d’ailleurs fini par me convaincre et je n’avais pas apprécié la fameuse formule de Daniel Cohn-Bendit « C’est à prendre ou à laisser ». Cependant, il faut bien avouer que cette initiative est bien partie, que le timing était bon et qu’il faut parfois bousculer les « conventions » pour faire avancer les choses. C’est cette idée de rassemblement qui remet l’écologie et les verts dans la scène médiatique, c’est aussi cette idée qui détermine les frontières et les clivages internes à l’approche du congrès.

Depuis bien longtemps, les médias ne parlaient des Verts qu’en mal voire n’en parlaient pas du tout! Le pacte écologique et le grenelle de l’environnement avaient mis l’écologie sur toutes les bouches et les Verts devenaient « inutiles » pour toute une partie des médias et de la population! Le fait qu’aujourd’hui les écologistes décident de se rassembler et que des militants associatifs s’engagent politiquement aux côtés des Verts montre que ce grenelle n’était pas suffisant et surtout que sa mise en application est très décevante! Le rassemblement des écologistes a redonné aux Verts une certaine visibilité au plan national et on ne va pas s’en plaindre! (évidemment, un jour le vent tournera et les médias redeviendront plus critiques mais c’est aussi leur rôle)

Ce rassemblement a aussi beaucoup bousculé les Verts au plan interne. Des sensibilités importantes (voire historiques!) se déchirent aujourd’hui pour savoir quelle place donner au rassemblement, quelle attitude adopter vis à vis de lui, comment le mettre en oeuvre, etc… Bien sûr, certaines tendances résistent mieux que d’autres aux tensions mais cette question du rassemblement est très présente et des désaccords existent dans la plupart des courants.

Le rassemblement est également source de nombreux débats internes par exemple sur les listes de diffusion vertes ou sur facebook. Suite à l’annonce du ralliement de Yannick Jadot, on a pu lire de nombreux mails, souvent intéressants et ces échanges se faisaient dans le respect. Des réserves diverses ont été exprimées et elles révèlent des risques rééls.

Des risques rééls

Ce rassemblement n’est pas sans risques pour les Verts. Ils ont été soulevés par plusieurs militants ces derniers temps.

Il y a ceux qui ont peur d’être débordés par leur droite ou par leur gauche. Ceux là se satisfont de l’état actuel des Verts et surtout des forces en présence en interne. Ils ne veulent pas qu’un tel ou une telle intègre le rassemblement car il se pourrait que de nouveaux militants arrivent en nombre et créent un certain « déséquilibre ». Pour ma part, je trouve que le fait que ce rassemblement suscite des critiques sur sa droite comme sur sa gauche est très sain. Cela signifie qu’il s’intègre parfaitement dans les verts et qu’il représente l’écologie politique dans son ensemble. De plus, il ne faut pas avoir peur d’accueillir de nouvelles personnes dans le parti, surtout quand ces personnes peuvent parfaitement s’intégrer dans le parti. Par exemple, il y a déjà des altermondialistes et des environnementalistes chez les Verts depuis longtemps et la cohabitation entre toutes les facettes de l’écologie politique est désormais une habitude.

Il y a les ambitions personnelles. Ceux qui s’intéressent avant tout aux noms qui seront sur les listes en position éligible et qui aimeraient y être (ou que leurs amis y soient). Le fait d’intégrer aux listes des non-Verts provoque une baisse du nombre de places et ça ne plaît pas à tout le monde! On peut le comprendre mais ceux qui avaient une chance d’avoir une de ces places sont aussi ceux qui sont le plus susceptible de profiter d’une poussée de l’écologie politique (par exemple, à de prochaines élections).

Et il y a les critiques qui sont plus légitimes et qui concernent par exemple le souci de parité des listes (mais je ne pense vraiment pas que ce sera un problème étant donné la culture et la vigilance verte sur ce sujet!) ou des questions plus matérielles (ces élus reverseront-ils une partie de leurs indemnités d’élu aux Verts?). Ces questions sont importantes. Les Verts vont tout de même être importants pour ce rassemblement car ils ont l’expérience de la politique, des campagnes électorales et les militants sur le terrain. Certes, les associations ne manquent pas de militants et on peut espérer que certains d’entre eux contribuent à la campagne, notamment au sein des comités locaux Europe Ecologie mais le gros des troupes sera composé de militants verts. Il serait donc juste que le parti ne soit pas lésé par ce rassemblement.

Les différentes craintes sont en partie résumées et commentées dans le billet de Florent. Cependant, je veux être optimiste et croire plus que jamais en ce rassemblement!

Un peu d’optimisme!

Je reste optimiste car je crains qu’un excès de prudence ne tue le rassemblement dans l’oeuf. Les négociations pour déterminer de qui tiendra quelle place sur les listes seront dures. Dany Cohn-Bendit en a conscience et il le soulignait dans son interview à France Culture il y a quelques jours. Pourtant, il faut prendre le risque de se retrouver face à une impasse lors des négociations: au moins nous aurons essayé! Je reste optimiste parce que l’envie, le coeur compte en politique et que le rassemblement redonne envie aux verts de travailler ensemble, de militer, de se battre! Certains me trouveront peut-être naïf mais je pense en réalité qu’il doit y avoir certaines conditions au rassemblement mais qu’il ne faut pas pour autant se saper le moral en pensant d’ores et déjà aux négociations et aux questions matérielles. Etre vigilant, oui! Briser cette dynamique de rassemblement, non! Chaque chose en son temps.

Les Verts doivent se rassembler et encore plus se tourner vers l’extérieur. Preuve a été faite que les changements nécessaires ne se feront pas sans des élus écologistes convaincus. Pour avoir ces élus, nous devons montrer une image d’union dans la diversité face à l’enjeu: une force écologiste importante pour peser sur les décisions au niveau européen!

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Le Plan A+ de Gérard Onesta

26/08/2008

Des journées d’été, les médias ne retiendront que de Dany Cohn-Bendit, José Bové et Nicolas Hulot. Pour ma part, je retiendrai également Gérard Onesta, député européen vert que je ne connaissais pas avant les journées d’été.

Très intéressé par la question institutionnelle en Europe, Gérard Onesta a présenté avec brio son plan A+ lors de la plenière « Les enjeux de la Présidence française de l’Union Européenne ». L’idée est la suivante: le projet de constitution européenne (plan A) est mort, il n’y a pas de plan B, il faut donc proposer un plan A+, reprenant de façon claire les points qui faisaient presque concensus dans le projet A et le soumettre à un référendum européen (le même jour dans tous les Etats de l’Union) à double majorité requise: majorité des citoyens et majorité (qualifiée) d’Etats. Les Etats refusant le traité restant partenaires de l’Union (en quelques sortes une Europe économique) mais n’empéchant pas les autres Etats de construire l’Union politique (que les autres pourront rejoindre par la suite). Je m’arrête là et je vous propose (si la question vous intéresse) d’aller voir ce plan A+ sur le site de Gérard Onesta.

Comme je l’ai déjà exprimé sur ce blog, je préfère mille fois cette façon d’affronter le problème de front, en prenant un risque qui sera payant à moyen/long terme (la relance de l’envie d’Europe pour les citoyens de l’Union) que l’autre « solution », c’est-à-dire faire revoter l’Irlande sur le traité de Lisbonne et montrer aux citoyens européens que leur avis ne compte pas, que l’Europe se fera sans eux, quoi qu’ils en pensent! (ce qui serait à mon avis catastrophique sur le long terme!)

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Pour une Europe des peuples

13/06/2008

Les irlandais ont dit non au traité de Lisbonne. On risque d’avoir droit à des commentaires divers et variés. Le problème avec un référendum sur ce genre de traité un peu fourre-tout, c’est qu’il est difficile de distinguer quels critères ont amené au résultat. Chacun fera donc les commentaires qui l’arrangent… à commencer par moi!

La constante c’est que depuis 2005, quand on demande directement aux peuples européens de se prononcer par référendum sur ce traité (même les médias et la majorité n’osent plus dire que ce n’est pas le même traité), la réponse est non. Les 3 pays qui ont dit non à ce traité (la France, les Pays-Bas et l’Irlande) sont dans des situations très différentes et les raisons de leurs « non » sont très variées et différentes. En France, pays en crise économique, ce qui a fait la différence c’est qu’une partie importante du « peuple de gauche » a estimé que l’UE apportait plus de contraintes et d’inconvénients que d’avantages (il y avait bien un non nationaliste et souverainiste mais pas plus qu’ailleurs). Pour ce qui est des Pays-Bas, les grands médias ont présenté ce « non » comme un « non » protectionniste, nationaliste et parfois même raciste. Contrairement aux 2 pays qui ont voté « non » en 2005, l’Irlande est un pays qui a plus gagné à faire partie de l’Union qu’elle n’a perdu (certains politiques et certains médias ne vont pas se priver pour dire que les irlandais sont des ingrats etc etc…). On peut alors difficilement imputer le refus irlandais comme un « non » à l’Europe économique et libérale. Certains diront que les tenants du « non » ont joué sur les peurs des irlandais et que ces derniers se sont fait berner. Je trouve ça un peu facile, ça permet surtout de ne pas se remettre en question…

Il aurait fallu, comme les Verts le proposaient, un référendum européen, c’est-à-dire la consultation quasi-simultanée de tous les peuples d’Europe, qui aurait montré qu’on ne veut pas faire l’Europe sans ses peuples, que nous faisons tous partie de l’Union Européenne et que les décisions sur notre avenir commun doivent être prises ensemble! Comment créer un sentiment d’appartenance lorsque les ratifications des traités sont si espacés dans le temps? Aujourd’hui, les européens ne se sentent pas ou peu européens. Comment le pourraient-ils? Pas de langue commune, peu de symboles forts (hormis l’euro qui renvoit à la dimension économico-économique de l’Union). En bref, l’Europe est technocratique et se contruit presque dans le dos des peuples. Par exemple, on revoyait tout à l’heure à C dans l’air des images de Sarkozy, fier comme un coq, qui présentait « son » traité et qui assumait totalement le fait de ne pas faire de référendum parce qu’il avait peur d’un « non » français ou d’un « non » anglais… drôle de conception de la démocratie et de la construction européenne…

Je pense aussi qu’il sera difficile de faire quelque chose de cette Europe à 27 tant les pays et les peuples sont différents et n’attendent pas la même chose de l’Union. Il faut construire l’Europe politique à partir d’un « noyau » de pays prêts à tenter l’aventure et ne pas être trop pressés pour élargir cette Union politique.

Pour finir, je vous conseille l’article de Franck, qui a le mérite de ne pas renvoyer aux vieux débats oui/non et qui pose la vraie question: voulons-nous de l’Europe? Si oui, il ne faudra pas une Europe à minima et il ne faudra pas essayer de la construire sans les peuples.

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Le logo de la Présidence française de l’Union Européenne

10/06/2008

Alexis relève l’étrange ressemblance entre le logo de la présidence française de l’Union Européenne et la photo officielle du Président Sarkozy.

Pas mal! Pas mal non plus ce que remarque le journal Marianne à propos de ce logo: les drapeaux sont en berne: tout un symbole…

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