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Archives pour 09/2008

Campagne des européennes: où en sommes-nous?

30/09/2008

Chez les Verts, la campagne interne bat son plein (et on est pour l’instant bien loin de l’image qu’on peut avoir des Verts si on se base uniquement sur ce que racontent les médias) mais il ne faut oublier les élections de l’année prochaine, selon moi très importantes pour l’avenir des Verts car elles peuvent enclencher une nouvelle dynamique, à la fois en terme de score et en terme de place de l’écologie politique dans le paysage politique en France.

Je me pose pas mal de questions sur l’organisation de la campagne qui semble un peu mise de côté ces derniers temps (même si je ne doute pas que le comité d’organisation (je ne sais plus son nom exact) y travaille). L’idée des Comités locaux est très réjouissante mais ces comités demanderont du temps et de l’énergie. Comment vont-ils se mettre en place? Est-ce que quelque chose a été décidé sur leur organisation? Quel sera le nom des listes?

Je pense qu’en plus de la campagne de terrain qui s’appuiera sur ces comités composés de militants verts surmotivés et sur d’autres militants issus des milieux associatifs (qui ont aussi une culture assez forte du militantisme de terrain), il faut essayer de faire une campagne innovante sur le web. Il faudrait vite mettre en place une équipe « communication web » qui créerait un modèle pour le site de campagne qui pourrait être décliné pour tous les comités locaux. Il faudra aussi savoir utiliser les réseaux sociaux comme twitter ou facebook. En quelques sortes, il faut moderniser et professionnaliser la communication de la campagne (2 gros mots en une phrase, c’est de la provocation!!!). A titre d’exemple, je trouve que le site de campagne pour le congrès de Reims de Martine Aubry est efficace et bien fait: http://www.changeragauche.net/ (et ceux des autres candidats sont du même acabit): possibilité de créer un blog de soutien, etc…

Il faut à mon avis commencer dès aujourd’hui par une veille active: regarder ce qui est fait par l’équipe d’Obama , par les motions au PS (revoir aussi ce qui a été fait avec Désirs d’avenir), les comités du non, le MoDem et les autres! Il faudra ensuite voir ce qui est positif (mais aussi ce qui est négatif) dans ces initiatives et ce dont on peut s’inspirer. Il ne s’agit pas de reproduire à l’identique mais plutôt de reprendre l’avance que les Verts pouvaient avoir il y a quelques années au niveau des nouvelles technologies. Nous ne manquons pas de talents, sachons les mettre à profit!

Cedric Les Verts , , , ,

Quand Sarkozy ne tient pas ses promesses…

29/09/2008

Il est toujours bon de se plonger dans les archives et de lire ce que disaient/écrivaient les politiques il y a quelques temps. Ca permet à la fois de se faire une opinion sur la qualité des décisions qui auraient pu être prises et de vérifier que les promesses ont été tenues. Voici comment le candidat Sarkozy proposait au printemps 2007 de relancer la croissance économique en France:

« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l’Etat intervienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades. Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement. »

Un peu plus d’un an plus tard, on peut se dire qu’heureusement Nicolas Sarkozy a préféré d’abord tenir les promesses faites aux riches avec son paquet fiscal!

Le pire c’est que c’est ce même homme qui, la semaine dernière à Toulon, promettait de protéger les français de la crise financière causée par les subprimes et se posait en sauveur du monde (Président de la République française et Président de l’UE, ça ne lui suffit pas!). Et ça ne choque personne?

Quand Sarkozy ne tient pas ses promesses, ça nous réussit pas mal. On en concluera ce qu’on voudra!

Cedric Politique , ,

La décroissance: le journal de la joie de râler

27/09/2008

Le journal La décroissance (sous-titré « Le journal de la joie de vivre ») n’est pas inintéressant. C’est notamment dans ce journal que j’ai entendu parler pour la première fois du concept de décroissance. Sa critique de l’écoblanchiment (ou « greenwashing ») et des dérives liées au développement de l’écologie dans les consciences est pertinente.

Cependant, j’ai un vrai problème avec ce genre de journal qui s’oppose systématiquement et sans distinction à tout ce qui sort d’un cadre très réduit. Il suffit de lire les gros titres du dernier numéro pour voir que les journalistes du journal de la joie de vivre n’aiment pas grand chose et pas grand monde. Petit florilège: « Une saloperie à supprimer: le blog« , « Triste PS« , « Dany le jaune« , « Un record de bétise« , « Rentrée de l’écotartuferie« , « L’alternative vue des rédactions parisiennes« , …

On est parfois à la limite de la désinformation et à force de n’être d’accord avec personne et de critiquer tout le monde, rien ne bouge. Personne n’est assez écolo, personne n’est assez « pur » pour leur plaire. Plutôt que de changer le système en essayant de convaincre et de contribuer à bouger les lignes dans le parti politique le plus proche de « ses » idées, La décroissance préfère la posture. Tout ça me rappelle une « certaine gauche » (j’emprunte l’expression à Antoine, Bix et Frank) qui dit avoir des solutions pour tout mais qui ne veut surtout pas se salir au pouvoir, qui ne veut surtout pas prendre le risque d’avoir tort.

Et puis, ce journal, c’est aussi celui qui donne une certaine image de la « décroissance »: celle que les médias aiment ridiculiser et qui est néfaste pour tous les écologistes qui se retrouvent caricaturés en rétrogrades prônant un retour en arrière.

Une fois encore, « La critique est aisée mais l’art est difficile ».

Cedric Ecologie , ,

A lire, à écouter…

25/09/2008

Je partage quelques liens avec vous avant de partir en réunion pour l’organisation de la projection du film Le monde selon Monsanto dans le 13ème arrondissement (je vous en reparle bientôt!):

Cedric Fourre-tout, Général , , , , ,

Refuser l’échec scolaire

24/09/2008

J’ai déjà dit ici l’importance que j’accorde au rôle de l’école de part l’impact . J’ai donc été ravi d’apprendre que l’Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (afev) organisait aujourd’hui, la première journée nationale consacrée à l’échec scolaire. Vous en avez probablement entendu parler, les révélations de l’étude menée par l’association sont alarmantes (les principaux résultats de cette étude sont dans cet article du Monde). Comment et pourquoi en sommes-nous arrivés là? Que faire pour rectifier le tir?

J’ai l’impression qu’il s’agit avant tout (et une fois encore) d’un problème de volonté politique. En France, l’échec scolaire est devenu un problème comme les autres, qu’on accepte sans se poser trop de questions et on compte sur des associations de bénévoles pour s’en occuper. Dans d’autres pays (notamment scandinaves), l’échec scolaire n’est pas accepté et le système ne doit laisser personne sur le côté. Devons-nous hésiter longtemps entre ces 2 « modèles »?

Cedric Politique , , ,

A propos du Sénat

23/09/2008

Même si ça n’a pas intéressé grand monde, les élections sénatoriales avaient lieu ce week end! (Bix résume sur son blog les « résultats » de ces élections pour les Verts). Aujourd’hui, l’émission C dans l’air titrait « Peut-on supprimer le Sénat? ». Outre l’ambiguïté sémantique du terme « peut-on » (d’après un des invités de l’émission, la suppression de la chambre haute est constitutionnellement impossible), la question est intéressante. Cependant, je préfère la poser en ces termes: « Doit-on supprimer le Sénat? ».

Et à cette question, je suis tenté de répondre « non ». Je suis un peu attaché au système bicaméral, et, pour l’instant, je n’ai pas entendu d’argument valable pour la suppression du Sénat. Les lacunes de la chambre haute ne doivent pas nous faire choisir la solution de facilité. Il est utile d’avoir une chambre qui représente les collectivités et qui n’a pas forcément les mêmes positions qu’une Assemblée Nationale, y compris lorsque les 2 chambres sont de la même couleur politique! Souvenons-nous de l’opposition de certains sénateurs de droite lors du débat sur la loi sur les tests ADN.

Bien sûr, je ne me satisfais pas du fonctionnement actuel des 2 chambres: un Sénat qui sert de maison de retraite ou de planque à certains politiques et une Assemblée qui n’est pas représentative de la population de par le mode de scrutin. N’ignorons pas que le Sénat n’a jamais été « à gauche » lors de la Vème République (!!!), que nos députés ont souvent plus à gagner électoralement à défendre les intérêts de leur circonscription plutôt que l’intérêt général! Il y aurait tant de choses à changer pour rendre notre démocratie plus saine mais malheureusement, nombreux sont les individus et les organisations à avoir intérêt à ce que rien ne change trop. Plutôt que la réforme constitutionnelle contestable à laquelle on a eu droit il y a quelques mois, on peut imaginer des réformes de bon sens mais profondes pour ramener la France au niveau des autres grandes démocraties.

Le Sénat a encore un rôle à jouer pourvu qu’on lui en donne les moyens et qu’on le modernise.

Cedric Politique , , , ,

Je signe la motion « Rassembler les écologistes, Changer les Verts » pour le congrès de Lille

22/09/2008

J’ai déjà donné ici et mon point de vue sur le rassemblement des écologistes en cours pour les élections européennes et ses suites éventuelles. En cohérence avec cet optimisme et cette volonté d’aller de l’avant et de placer ce rassemblement des écologistes au centre d’une « refondation » de l’écologie politique, j’ai signé la contribution Rassembler les écologistes, Changer les Verts! pour notre prochain congrès (qui aura lieu à Lille le 6 décembre prochain). Je pense qu’on ne doit pas faire un congrès de division pour ne pas mettre en péril le rassemblement. Par contre, on ne peut pas espérer que le rassemblement se fasse dans de bonnes conditions et aille plus loin sans que ses initiateurs et ceux qui y ont cru et participé dès le début ne soient présents dans l’équipe dirigeante du parti.

J’applique en interne le même raisonnement qu’en externe: on ne fera pas d’écologie sans les écologistes et on ne fera pas de rassemblement sans les rassembleurs!

Ci-dessous le texte de la motion:

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Rassembler les écologistes, Changer les Verts !

http://www.rassemblerlesecologistes.eu/

« L’écologie est incompatible avec le libéralisme de droite et le libéralisme de gauche, avec l’étatisme de droite et l’étatisme de gauche». Dany Cohn-Bendit

« Il ne faut plus dissocier les mots Ecologie, Social et Droits de l’Homme. Tout cela est en train de se combiner ». Nicolas Hulot

« C’est la beauté du compromis comme le disait Gandhi ». José Bové

Rassembler les écologistes.

Nous voici au temps du congrès, à l’heure du choix collectif de notre avenir. Cet avenir était jusqu’à peu fait de doutes et d’incertitudes. L’appel au rassemblement des écologistes que nous avons lancé courant mai a changé la donne. Nous sommes désormais davantage audibles. Mais il nous faut  répondre à plusieurs impératifs tout en préservant l’unité du mouvement.

Dans notre pays, l’environnement est dégradé, le social est méprisé et les libertés publiques sont menacées par les choix du clan présidentiel. A nous d’apporter des réponses pour l’avenir, d’expliquer ce que représente la décroissance solidaire, mais également de montrer que nous nous préoccupons aussi du quotidien, du budget à boucler, de la famille à éduquer, du travail à trouver ou préserver. Les Verts doivent devenir le parti des solutions concrètes et de l’imagination.

Nous pouvons y parvenir car les Verts aujourd’hui sont porteurs d’espoir. Si depuis dix ans, nous avons échoué à transformer notre capital sympathie en adhésion, notre analyse s’est désormais répandue dans la société. Avec une nouvelle ambition pour l’écologie portée par l’initiative de Dany et la clairvoyance des adhérents verts comme en témoignent les formidables Journées d’été de Toulouse.

Car de cette vague d’enthousiasme, qui recoupe toute la diversité du mouvement doit naître un nouvel avenir. Une utopie devenue réalisable, non pas limitée aux trois années à venir et soumise aux aléas des échéances électorales mais porteuse de la création d’un nouveau pôle écologiste.

C’est en ce sens que ce congrès est essentiel. Devrions-nous répéter que la crise écologique est là, que ses conséquences économiques, sociales et financières ont commencé et qu’une profonde mutation de nos sociétés, de nos modes de vie est indispensable ? Faudrait-il répéter en dix axes ou quinze priorités l’évidence qui touche maintenant l’opinion publique et la mène à une conscience de plus en plus aiguë de la nécessité de changer ? Nous ne le pensons pas car sur tout cela, nous  sommes d’accord !

De même, nous avons tous conscience de l’inanité de nos querelles incompréhensibles alors qu’il est urgent d’inverser la courbe mondiale des émissions de gaz à effet de serre, et qu’en France les politiques mises en place par Nicolas Sarkozy entraînent leur lot de souffrances et d’injustices faisant basculer de plus en plus de personnes de la vie à la survie, sans compter les atteintes graves à la démocratie.

Non ! Si ce congrès est essentiel, c’est que nous avons une possibilité historique de lancer, de légitimer un processus dont l’objectif est de mener la représentation de l’écologie politique en France au niveau qui devrait être le sien : celui d’une force écologiste réunissant l’ensemble des combats environnementaux, sociaux et sociétaux comme nous les Verts le faisons, mais qui en dépassant nos frontières actuelles devienne une force politique capable d’affronter l’actuel et injuste système électoral en parvenant aux seconds tours.

Une force qui devienne ainsi maîtresse de ses choix d’alliance et non soumise aux volontés hégémoniques d’un partenaire dominateur ! Là est le véritable enjeu de ce congrès.

Nous pourrons ainsi, comme l’écrit Noël Mamère, « promouvoir une écologie de la libération fondée sur les solidarités, la lutte contre les inégalités sociales et environnementales et à la pointe du combat contre toutes les formes de discriminations ».

L’appel au rassemblement des écologistes pour les européennes de 2009 a permis d’ouvrir enfin un dialogue politique entre les Verts, Nicolas Hulot, José Bové et Dany Cohn-Bendit. Déjà, ce dialogue s’est élargi et chacun doit pouvoir y participer sans se renier mais également sans autre exclusive qu’une analyse commune des impasses du libéralisme et du productivisme et de leurs effets dévastateurs sur la planète et les hommes. A l’intérieur de ce rassemblement, les Verts seront les garants de la cohérence du projet écologiste.

Cette rencontre, la reconnaissance de ce socle commun d’idées, renforce l’écologie politique et donc les Verts. Elle consolide les liens engagés avec les mouvements sociaux, les ONG et les associations. Il nous faut désormais proposer des outils novateurs.

Nous proposons que se réunissent, dès la fin 2008, celles et ceux qui ont conscience que la gravité de la crise écologique nous impose de nous rassembler, dans des groupes locaux d’Union des écologistes et de préparer, en partenariat avec l’ensemble de la mouvance écologique, les priorités de notre programme européen. Nous y défendrons l’horizon d’une Europe fédérale.

Nous proposons la tenue d’assises nationales des écologistes au premier trimestre 2009 validant notre programme et les listes de candidats, dont ceux investis par les Verts.

Nous proposons au terme de ce processus une « fête du Tournesol » qui deviendra annuelle et réunira l’ensemble des acteurs de l’écologie lors d’un grand moment festif et solidaire.

En construisant le rassemblement des écologistes pour les européennes de 2009, nous bâtissons par l’exemple. Après les élections, il nous faudra transformer l’essai et construire durablement la nouvelle représentation de l’écologie que nous appelons de nos vœux.

Dans ce cadre, une attention particulière sera portée aux nouvelles régulations économiques. Le développement d’une économie sociale et solidaire capable de répondre au défi climatique et à l’urgence sociale sera au coeur de notre démarche. Des propositions alternatives concrètes existent dans les secteurs économiques, sociaux et financiers.

Changer les Verts

Les Verts, pour réussir ce rassemblement, doivent sortir de leur fonctionnement énergivore et se tourner résolument vers l’extérieur. Mais s’ouvrir ne signifie pas renier 20 ans d’existence. Nous prônons simplement une accélération du processus .

A titre d’exemple, la place des sympathisants doit être renforcée. Ils doivent pouvoir être tenus informés et invités à participer aux débats internes. Un mouvement écologiste puissant ne peut se limiter à 10 000 adhérents.

Les premières réformes mises en œuvre : simplification des politiques d’adhésion, élection de la direction nationale pour 3 ans, création d’une majorité nationale efficace, meilleur respect des votes des adhérents sont des premiers pas.

Nous devons aller plus loin pour favoriser la production d’idées, la participation aux mobilisations, la mise en réseau et le partage des savoirs. Nous devons créer une identité commune plus forte, notamment par la mise en place de cycles de formation sur l’ensemble des thèmes de l’écologie politique.

Le rôle des courants s’il est essentiel pour la vitalité de notre mouvement doit être impérativement limité au débat d’idées.

Ce sont aussi nos liens avec ceux qui pensent l’écologie et la construisent  dans le champ associatif et syndical qui doivent être organisés. Nous créerons dès 2009 une fondation rassemblant les personnes apportant savoir et expertise dont le mode de financement sera annexé dans la feuille de route de la future direction.

Enfin, construisons une organisation et un fonctionnement en phase avec la société, adaptés aux nouveaux modes d’engagement : une structure-réseau, souple et concentrique, entre terrain militant et Internet pour renouveler nos pratiques militantes souvent insuffisantes. Si tout le monde n’a pas accès à internet, tout le monde ne va pas non plus au marché le dimanche. Transformons les Verts en un parti de proximité, ouvert, novateur, sur le terrain et développant ses idées à travers le web et des outils de communication optimisés.

Gagner le combat politique avec un parti écologiste fort

Au lendemain des européennes de 2009, nous proposons la tenue d’une assemblée générale constituante d’une nouvelle force écologiste au sein de laquelle les Verts devront confirmer leur engagement et leur force. Elle rassemblera tous les partenaires de la campagne européenne, assurera un rôle actif aux groupes locaux rassemblant les écologistes et à ceux qui souhaiteront les rejoindre. La dynamique créée par les élections européennes sera ainsi renforcée pour permettre à l’écologie politique d’aborder les élections régionales de 2010 en position de force.

Nous engagerons le combat des idées pour provoquer à terme l’alternative écologiste dont notre pays a besoin.

C’est à cette aune que doit être élaborée notre stratégie pour les prochaines années. Les élections européennes et régionales sont les premières étapes d’une affirmation durable de l’autonomie écologiste. Mais la direction élue à ce congrès devra également préparer les élections présidentielles et législatives de 2012.

A ces scrutins, ne répétons pas les erreurs de 2007. Notre objectif prioritaire sera la création d’un groupe de députés écologistes conséquent, bien évidemment sans renversement d’alliances ! La présence d’un candidat écologiste à la présidentielle devra être préparée par la direction nationale ; le principe en sera acté définitivement en fonction des résultats électoraux du rassemblement des écologistes et de l’accord législatif.

CherEs amiEs, la période qui vient de débuter est enthousiasmante pour l’avenir de l’écologie politique en France. Chacun, chacune d’entre nous détient une part de cet avenir. L’appel au rassemblement des écologistes pour les européennes n’aurait pas abouti sans la signature de plusieurs centaines d’entre vous entre mai et août 2008. De même, votre vote lors du congrès le 16 novembre sera décisif. Cette motion est un regroupement de militants partageant un objectif commun : rassembler les écologistes, rénover profondément les Verts pour construire une alternative politique crédible dès 2012. Avec votre participation, votre soutien et votre énergie, nous y parviendrons !

Cedric Les Verts , , , , , ,

Les journées européennes du patrimoine

20/09/2008

C’est ce week end: une bonne occasion de découvrir des monuments et des musées! (plus d’informations en cliquant sur l’image). Bon week end à tous!

Cedric Général ,

Les leaders en politique

19/09/2008

Quelle est la place des « leaders » dans les partis politiques? Quelles les limites faut-il leur fixer pour éviter les débordements en restant efficace? Je présente ici 3 façons différentes d’aborder ces questions tout en ayant bien conscience qu’aucune des 3 n’est parfaite!

UMP / MoDem / NPA: « tout pour le leader! »

Dans ces 3 partis, il y a un leader incontesté, bien identifié qui prend les décisions importantes et tranche s’il y a débat.

L’UMP est une machine de guerre qui doit mener des hommes (d’abord Chirac, ensuite Sarkozy) au pouvoir. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, le poste de grand chef a même été dissous depuis la présidentielle pour éviter de lui faire de l’ombre et de susciter des ambitions.

Personne ne s’y trompe, le MoDem a été créé par François Bayrou pour le faire élire en 2012. Le fonctionnement du parti qui en découle est assez autocratique (n’étant pas adhérent MoDem, je n’ai pas de preuves mais j’ai entendu des rumeurs à ce sujet et il doit bien y avoir une part de vérité). Au mouvement démocrate, la démocratie c’est avec modération!

Pour ce qui est du NPA, Olivier Besancenot est clairement identifié (c’est même presque le seul qu’on connaît (pour Bayrou aussi ça fonctionne d’ailleurs)). Ce n’est peut-être pas lui qui prend toutes les décisions mais c’est le seul à délivrer des messages au nom de la LCR/du NPA dans les médias.

Ce fonctionnement autour d’un leader permet de délivrer un message clair et d’être audible (il y a bien un peu de cacophonie de temps en temps au gouvernement mais tout le monde rentre dans le rang lorsque Nicolas Sarkozy tape du poing sur la table). Le « tous derrière le leader » a le mérite d’être simple et n’importe quel français sait qui sont N. Sarkozy, F. Bayrou ou O. Besancenot. Un exemple de « l’efficacité » du leader unique: la rentrée de Bayrou sur EDVIGE a été très réussie (alors que pendant tout l’été les partis et associations « de gauche » en ont parlé sans être entendus).

PS: « tous leader! »

Au PS, depuis maintenant de nombreuses années, tout le monde veut être le chef! En résulte une cacophonie dans les médias. Chacun veut exprimer SON opinion et le grand public (et parfois même les spécialistes!) ne sait pas quelle est l’opinion du parti. Pour couronner le tout, les décisions prises collectivement sont parfois peu claires (souvenez-vous de Hollande qui peinait à expliquer la position du PS sur le traité de Lisbonne!).

Pendant plusieurs mois, les médias n’auront parlé que du congrès en préparation et des batailles de personnes pour prendre le parti. Ce serait drôle si ça ne laissait pas tout l’espace politique à Sarkozy, Bayrou et Besancenot. Il faut que le PS se ressaisisse mais je crains que le congrès ne suffise pas à arranger les choses et qu’il y ait encore des querelles de personnes pour la candidature à la présidentielle!

Les Verts: « ya pas d’leader! »

Chez les Verts, c’est bien connu, on a coutume de « couper les têtes qui dépassent ». Le secrétaire national du parti est souvent un illustre inconnu avant d’avoir ce poste et il doit faire ses preuves/gagner sa crédibilité et sa « célébrité » dans les médias. Cela peut prendre plusieurs années et le mandat de secrétaire national durait 2 ans jusqu’à aujourd’hui (désormais 3). Contrairement aux autres partis, chez les Verts, le secrétaire national n’est pas un élu important (par exemple un parlementaire). Ceci est dû à des règles dans nos statuts qui l’interdisent et ça peut très bien fonctionner comme ça. Cependant, les médias se tournent souvent vers les parlementaires (ne serait-ce qu’à la sortie d’un vote important à l’assemblée). Ces parlementaires ont forgé leur image pendant des années (Noël Mamère, Dominique Voynet, Yves Cochet, …) et des messages contradictoires peuvent alors être portés par plusieurs personnes au nom du même parti.

Je suis pourtant persuadé qu’on peut avoir un fonctionnement démocratique et être audible en tant que parti politique. Il faut trouver le juste équilibre: on peut faire émerger de nouvelles têtes tout en mettant en avant des portes parole qui soient réellement efficaces et à l’aise dans les médias (ou les former). Certaines personnes sont meilleures dans la réflexion et l’idéologie que dans la communication: il faut que ces personnes l’acceptent et apportent à leur parti les idées, les réflexions dont il a aussi énormément besoin. Les médias aiment la simplicité et la clarté: le fait que Dany Cohn-Bendit soit bien identifié comme le porteur de l’idée du rassemblement des écologistes donne beaucoup de visibilité à ce projet. Un juste milieu doit être trouvé pour avoir une communication efficace (non, le mot « communication » n’est pas un gros mot, c’est une part importante de la politique!) tout en évitant le culte d’une personnalité unique!

Faut-il continuer à vouloir fonctionner sans mettre personne en avant ou faut-il accepter les règles du jeu médiatique pour mettre toutes les chances de notre côté afin de convaincre le plus grand nombre?

Cedric Politique , , , ,

Conférence Utopia: le revenu universel

17/09/2008

Hier soir, j’ai assisté à une conférence Utopia: « Quelles sont les options concrètes pour le revenu universel et sa mise en oeuvre? ».

L’économiste Yoland Bresson a fait un exposé très clair, très intéressant sur ce qu’il appelle le « revenu d’existence ». L’objectif de ce revenu universel et inconditionnel n’est pas d’éradiquer la pauvreté mais il est de changer les perspectives, de changer totalement le système en créant de la liberté. Selon Yoland Bresson, la société toute entière change avec la mise en application de ce revenu d’existence (cela fera l’objet de son prochain livre). Ce revenu est calculé sur une base « objective »: le fonds de la richesse commune qui provient du capital matériel et humain social. Autrement dit, les échanges de temps entre les individus créent de la richesse et cette richesse n’est actuellement pas comptabilisée dans l’économie actuelle. D’après Yoland Bresson, ce fonds de richesse commune correspond à 14,4% du PIB. En divisant cette somme par le nombre d’habitants, on obtient le chiffre de 330€ par mois et par personne aujourd’hui en France. C’est la valeur du revenu d’existence. Ce qui fait selon moi la force de l’argumentaire de Yoland Bresson c’est que ce fonds de richesse commune tend à augmenter dès qu’on met en place le revenu d’existence. En effet, chacun a intérêt à multiplier ses « échanges de temps » et à éviter ce qui risque de faire baisser le fonds de richesse commune. Par exemple, le fait d’agir négativement sur l’environnement fait qu’on s’appauvrit dans le futur. Les gens qui ont peu de revenus ont encore moins intérêt que les autres à ce que cette richesse commune baisse! L’autre intérêt de ce revenu d’existence est qu’il n’est pas une allocation. Contrairement aux allocations de type RMI, on ne marque pas les gens comme « pauvres » étant donné que chacun a droit à ce revenu. La mise en place de ce revenu doit se faire, selon Yoland Bresson, sans qu’il y ait d’importants effets collatéraux sur l’économie telle qu’elle fonctionne aujourd’hui: le pays mettant en place ce revenu doit pouvoir rester compétitif, etc etc… Je suis par contre plus sceptique sur la méthode proposée par Yoland Bresson pour la mise en place progressive de ce revenu mais mes maigres connaissances en économie ne me permettent pas d’avoir un jugement clair sur la question.

Le premier discutant était Denis Baupin, adjoint au maire de Paris chargé du développement durable, de l’environnement et du plan climat et tête de liste des Verts lors de la campagne municipale. Il était invité pour parler de la proposition de « revenu parisien universel« . L’objectif était de faire financer par la ville une aide pour ne laisser aucun parisien en dessous du seuil de pauvreté (817€ à Paris). Denis Baupin a également exposé ce qui était, selon lui, important lorsqu’on parle de revenu universel: un tel revenu apporterait une certaine robustesse sociale à l’approche des crises à venir; un tel revenu doit être universel également au point de vue géographique: il doit être mis en place au niveau global, mondial et serait un outil pour réguler des phénomènes mondiaux (par exemple, les futures vagues d’immigration dûes au réchauffement climatique).

Le deuxième discutant était Baptiste Mylondo, membre d’Utopia qui a écrit un livre sur ce qu’il appele le « revenu inconditionnel ». Il a d’abord énuméré les principaux écueils à éviter lorsqu’on parle de revenu universel: montant trop faible, revenu universel « sous-condition de ressource », système de l’impôt négatif, … Il a ensuite donné une méthode de financement de ce revenu universel qui lui semblait tout à fait crédible mais qui ferait hurler n’importe quel modéré! (augmentation de l’impôt sur le revenu de 50% ou de la CSG de 25%!!). En tous cas, moi je n’ai pas été convaincu et je pense qu’exposer la chose de cette manière tuerait cette belle idée dans l’oeuf en provoquant des levées de bouclier.

Ce qui m’a le plus marqué lors de cette conférence c’est l’aspect « idéologique » du revenu universel, le fait que la mise en place du revenu universel nous fait entrer dans un nouveau système qui nie le chômage comme problème et permet de sortir de ce système de course à la croissance et au plein emploi perdu (jamais atteint depuis 30 ans). La question mérite d’être creusée. Peut-être avec cet article ou le livre de Yoland Bresson?

Cedric Général , , ,