Archive

Archives pour 08/2008

Rassembler? d’abord en interne!!!

31/08/2008

A côté d’un parti socialiste où les tractations/recompositions/alliances battent leur plein, les Verts doivent montrer qu’ils sont capables de s’unir lors de leur prochain congrès!

Cela ne signifie pas qu’il faut s’abstenir de débattre démocratiquement sur les idées (à ce propos, on peut lire ces derniers jours des échanges très intéressants sur le concept de décroissance sur la liste générale/nationale des Verts: Alpha Vert). Bien sûr, je suis pour le débat quand on doit faire des choix sur le projet, les idées, l’accueil des nouveaux adhérents ou la réforme interne! Par contre, il me semble inconcevable de donner à l’opinion publique cet hiver l’image d’un parti divisé sur des questions de personnes et d’espérer convaincre sur la thématique du « rassemblement des écologistes » au printemps 2009!

Chaque militante, chaque militant, chaque sensibilité devrait agir dans l’optique de montrer une image des Verts unis face à une certaine urgence! La synthèse devrait commencer le plus tôt possible et rassembler le plus grand nombre possible de personnes. Cela signifie aussi qu’il faudra donner certaines garanties aux sensibilités minoritaires afin de cultiver la culture du compromis dans le parti. Lors d’un forum aux journées d’été, Jean-Michel Javaux, co-président d’Ecolo, le parti écologiste en Belgique francophone nous expliquait que lorsque son parti était au plus bas, ils ont réussi à s’unir, à mettre de côté les questions de tendances pour reconstruire le parti, lui donner une organisation digne de ce nom et désormais, Ecolo est un des partis importants et respectés en Belgique! Entre temps (et oui, j’écris mes billets en plusieurs fois!), j’ai écouté le podcast du 2ème forum sur la réforme interne dans lequel il est aussi question du fonctionnement d’Ecolo et je pense que je vais vous parler de ce parti dans un prochain billet). Bien sûr, la synthèse doit se faire sans pour autant condamner le parti à l’immobilisme, il faut que le texte de synthèse dégage des consensus forts! (par exemple, certaines réformes internes qui sont plus que jamais nécessaires!)

Pour éviter les conflits de personnes, pourquoi ne pas reconduire la secrétaire nationale sortante? C’est l’idée que certains prétent à Noël Mamère suite au message « Poursuivre le rassemblement » qu’il a fait récemment passer aux militants (en résumé: il faut un congrès de synthèse pour ne pas casser la dynamique du rassemblement). L’idée ne me déplaît pas (ça n’a pas grand chose à voir avec ma signature de la contribution d’Espoir en actes pour les journées d’été). J’ai plutôt un avis mitigé sur le bilan de la direction sortante mais Cécile Duflot a montré ces derniers temps sa capacité à rassembler, sa capacité à représenter l’ensemble du parti. Je pense notamment à ses interventions aux journées d’été ou à son efficacité dans le rôle de « médiateur » entre Cohn-Bendit, Hulot et Bové (et surtout ceux qu’ils « représentent »). Plutôt que de choisir (encore) une nouvelle tête au secrétariat national, laissons le temps à l’actuelle d’acquérir une plus grande notoriété auprès du grand public. N’ayons pas peur d’avoir un « leader » (là encore, il va falloir que les choses changent en interne: certains mots ne devraient pas être tabous!) bien identifié pendant quelques années et montrons que nous pouvons faire preuve d’un peu de constance quand cela est nécessaire!

Faisons preuve de responsabilité, ne tuons pas le rassemblement des écologistes dans l’oeuf!

Cedric Les Verts , , , ,

The West Wing

29/08/2008

J’ai mis un peu de temps à m’y mettre mais ça y est: je dévore les épisodes de The West Wing (traduite en France par « A la maison blanche »). Beaucoup d’entre vous connaissent sûrement cette série qui met en scène un président démocrate et son cabinet à la maison blanche. J’ai longtemps retardé son visionnage mais ce billet m’avait convaincu qu’il fallait que je m’y mette vite! (merci Mr Bix)

Et c’est en effet très instructif, on apprend beaucoup sur le fonctionnement de l’administration américaine, sur la séparation des pouvoirs à l’américaine, le pouvoir de l’argent en politique et la façon de gérer certains conflits. Bref, c’est intéressant et divertissant! Que demander de plus? Ah, j’ai trouvé! Je veux la même chose « en France »!

PS: Si ce billet est trop court, c’est parce que j’y retourne!

PPS: Pour l’instant, je n’en suis qu’au début de la saison 2 alors pas de spoil dans les commentaires, merci!

Cedric Loisirs, Télé , , ,

Les pratiques coopératives

27/08/2008

J’ai participé samedi après midi à un atelier sur les logiciels libres et le bien commun aux journées d’été des Verts. Il n’était pas uniquement question de ces concepts qui vous paraissent peut-être bien abstraits et inintéressants mais aussi de la notion de coopération: quel intérêt peut-on trouver à partager des savoirs, des connaissances? quels sont les inconvénients de cette démarche?

Les projets coopératifs sont en plein essor d’abord grâce à l’abondance d’informations et à la facilité à la fois de les copier et de les faire circuler. Comme toute innovation, ils ont leurs détracteurs (il n’y a qu’à voir les critiques que suscite wikipedia par exemple) mais ceux là sont bien peu nombreux face à la masse des enthousiastes qui participent déjà à ces projets. Je ne vais pas vous raconter l’histoire des logiciels libres ou de wikipedia (pour une histoire de linux et du libre en informatique, je vous conseille ce documentaire), mais ces 2 exemples importants sont la preuve que le « coopératif », ça fonctionne et parfois même mieux que le système « marchand »! Certains vont même jusqu’à penser que ces pratiques forment une nouvelle « économie » qui prendra à l’avenir de plus en plus de place.

C’est le cas notamment de Jean Zin, qui considère que l’une des 4 alternatives écologistes (et ce serait même la seule de ces alternatives « à la hauteur » à long terme) repose sur ces pratiques coopératives:

4) Enfin, la dernière façon de répondre à un productivisme insoutenable est de construire une production alternative tirant partie de la révolution informationnelle pour réorienter l’économie sur le développement humain, les services et les consommations immatérielles en passant d’une logique concurrentielle à une logique coopérative et d’une productivité à court terme à l’investissement dans l’avenir, c’est-à-dire en développant l’autonomie de chacun, en particulier l’autonomie financière par une garantie de revenu. C’est la seule alternative concrète qui me semble à la hauteur des mutations en cours et d’une écologie qui doit nous apprendre à penser à long terme.

C’est aussi le cas de Jean-Michel Cornu qui a écrit un livre sur le sujet (La coopération, nouvelles approches) et qui met lui même en pratique en distribuant l’ouvrage gratuitement sur son blog et invitant les lecteurs à le compléter ou l’amender. J’ai juste parcouru le livre qui est assez technique et qui explique comment mettre en oeuvre un projet coopératif. Il a l’air très bien fait! Par exemple, l’auteur nous explique que les participants au projet ne « donnent » pas des savoirs gratuitement; ce qui les intéresse (et ce qui est un des moteurs des pratiques coopératives), c’est la reconnaissance qu’ils obtiennent via ce « don ». Et on retrouve l’autonomie financière évoquée par Jean Zin lorsque Jean-Michel Cornu explique que seuls les personnes qui ont un certain confort matériel peuvent être intéressées par cette reconnaissance et donc participer à ces projets coopératifs.

Cedric (Un peu) geek, Général , , ,

Le Plan A+ de Gérard Onesta

26/08/2008

Des journées d’été, les médias ne retiendront que de Dany Cohn-Bendit, José Bové et Nicolas Hulot. Pour ma part, je retiendrai également Gérard Onesta, député européen vert que je ne connaissais pas avant les journées d’été.

Très intéressé par la question institutionnelle en Europe, Gérard Onesta a présenté avec brio son plan A+ lors de la plenière « Les enjeux de la Présidence française de l’Union Européenne ». L’idée est la suivante: le projet de constitution européenne (plan A) est mort, il n’y a pas de plan B, il faut donc proposer un plan A+, reprenant de façon claire les points qui faisaient presque concensus dans le projet A et le soumettre à un référendum européen (le même jour dans tous les Etats de l’Union) à double majorité requise: majorité des citoyens et majorité (qualifiée) d’Etats. Les Etats refusant le traité restant partenaires de l’Union (en quelques sortes une Europe économique) mais n’empéchant pas les autres Etats de construire l’Union politique (que les autres pourront rejoindre par la suite). Je m’arrête là et je vous propose (si la question vous intéresse) d’aller voir ce plan A+ sur le site de Gérard Onesta.

Comme je l’ai déjà exprimé sur ce blog, je préfère mille fois cette façon d’affronter le problème de front, en prenant un risque qui sera payant à moyen/long terme (la relance de l’envie d’Europe pour les citoyens de l’Union) que l’autre « solution », c’est-à-dire faire revoter l’Irlande sur le traité de Lisbonne et montrer aux citoyens européens que leur avis ne compte pas, que l’Europe se fera sans eux, quoi qu’ils en pensent! (ce qui serait à mon avis catastrophique sur le long terme!)

Cedric Europe , , , ,

Journées d’été: une réussite!

25/08/2008

Mes premières journées d’été auront été une réussite! Petit résumé en 4 mots: enrichissantes, captivantes, motivantes et épuisantes!

  • Enrichissantes les différentes rencontres qui ont ponctué ces 3 journées: j’ai retrouvé avec plaisir les militants du 13ème arrondissement, mais aussi ceux du 14ème arrondissement (bientôt le retour des formations, chouette!) ou du Nord / Pas-de-Calais (super « repas des chtis »! un vivat flamand dans un resto toulousain, ça doit pas arriver tous les jours!) ou encore de verts que je ne connaissais que via leur blog (Bix, Florent, Franck…)
  • Captivants les nombreux forums et ateliers (notamment sur la communication, la réforme des statuts, l’économie, l’avenir de l’Europe ou encore les logiciels libres et le bien commun)
  • Motivantes ces 2 plenières à propos du rassemblement des écologistes (site web), avec un amphi plein à craquer applaudissant à tout rompre la volonté de tous d’aller de l’avant! Je reste bref et je reviendrai sur ce rassemblement dans un prochain billet.
  • Epuisantes ces 3 journées et soirées de débats intenses, épuisante aussi la distance entre le lieu des journées d’été et le lieu où je dormais…

(Je terminerai par un grand bravo aux organisateurs qui ont réussi leur mission malgré le délai limité dont ils disposaient!)

Cedric Les Verts , , , , , , ,

Journées d’été des Verts

20/08/2008

Demain commenceront les journées d’été des verts à Toulouse. 3 jours de débats, de réflexions, d’ateliers, de rencontres! Le programme est disponible sur le site des journées. Un podcast de ces journées sera disponible pour les adhérents et sympathisants qui ne pourront pas être présents (abonnement direct au podcast ici). Pour ma part, j’y serai et je ne pousserai pas le geekisme jusqu’à me rendre à Toulouse avec mon ordinateur (je pense que j’aurais déjà beaucoup à faire sur place!) donc rendez-vous lundi pour un petit compte rendu de ces journées.

De nombreux articles/tribunes/interviews parlent des journées d’été et surtout de la réunion du samedi soir (de l’éventualité de listes « Europe Ecologie ») dans la presse:

Entre temps, je me rends compte que j’ai été doublé par Adrien qui fait quasiment le même billet que moi (mais je dois encore décider de mon programme pour ces journées… pas facile! beaucoup de choses intéressantes!). Florent nous parle aussi des journées d’été (avec des chiffres s’il vous plaît!).

Cedric Les Verts , ,

Une raison d’espérer (de Jacques Généreux)

19/08/2008

Jacques Généreux est économiste et membre du parti socialiste, plutôt à gauche du parti. L’ouvrage que je vous présente ici a été publié il y a plus de 10 ans (en 1997) mais il est toujours d’actualité (peut-être plus encore sous Sarkozy). Le sous-titre du livre est « L’horreur n’est pas économique, elle est politique » en réponse au livre de Vivianne Forrester L’horreur économique. Le propos de Jacques Généreux est de montrer que l’horreur dans laquelle nous vivons (précarité, chômage, …) n’est pas dûe à des contraintes économiques extérieures (mondialisation…) mais dépend de nos choix politiques. L’analyse de la situation est vraiment brillante sur les raisons de la « résignation » des politiques et du manque de confiance des citoyens pour leurs dirigeants; sur les différentes erreurs qui nous ont mené là où en sommes aujourd’hui. Malgré celà, et comme son titre l’indique, le livre nous invite à espérer et quelques propositions de bons sens (réformes des institutions et de la vie politique selon 3 principes: transparence, évaluation indépendante et responsabilité).

Un petit extrait pour terminer:

On devrait consulter les experts sur les moyens employables et les citoyens sur les fins souhaitables. Or bien souvent, on fait le contraire! (…) C’est un peu comme si, au lieu de nous consulter sur l’opportunité d’un nouveau centre commercial et d’interroger les architectes sur la profondeur optimale de ses fondations, on faisait l’inverse!

Il faut lire ce livre! Pour ma part, je compte vite me procurer le dernier ouvrage de Jacques Généreux dont on dit beaucoup de bien ici et là: La Dissociété.

Cedric Lectures , , , ,

Une autre analyse des contributions

18/08/2008

Après avoir partagé avec vous ma réflexion sur les contributions déposées en vue des Journées d’été, je vous propose une analyse façon Jean Véronis. Je vais utiliser ici des techniques sommaires d’analyse automatique du discours et en particulier de statistiques textuelles, c’est-à-dire d’utiliser des techniques informatiques et statistiques pour analyser des textes (ici,les contributions déposées par les différents courants).

Pour obtenir des informations un peu intéressantes, il faut « normaliser » les textes. Ici, je me suis contenté d’ignorer les mots vides (par exemple, les déterminants, les articles, les auxilliaires…) et d’utiliser les lemmes des mots (c’est-à-dire que j’ai rassemblé sous un même terme « verts » et « vert » par exemple). J’ai aussi choisi de regrouper certains mots qui ont la même racine morphologique ( »écologie », « écologiste » et « écologique » par exemple). En effet, ce qui nous intéresse, c’est de voir quels poids ont tel ou tel mot dans les contributions, et d’essayer d’en tirer des remarques sur le fond des textes.

Voici donc pour chaque contribution: le nombre de mots qu’elle contient, le nombre de mots différents quel contient (entre parenthèses, sous forme de pourcentage) et les 15 mots les plus fréquents (avec leur nombre d’apparition dans le texte et le pourcentage correspondant). Je fais ensuite quelques commentaires personnels pour essayer de voir ce qui se cache derrière ces mots et ces chiffres.

*****************************************************************************************

Au coeur de l’alternative : l’écologie populaire altermondialiste
Quelques signataires: Francine Bavay, Manuel Domergue, …

nombre de mots (non vides)= 1393
nombre de mots différents (non vides)= 828 (59.4%)

[1.]    ecologie (apparaît 49 fois dans le texte (= 3.5%))
[2.]    vert (apparaît 43 fois dans le texte (= 3.1%))
[3.]    parti (apparaît 21 fois dans le texte (= 1.5%))
[4.]    populaire (apparaît 20 fois dans le texte (= 1.4%))
[5.]    politique (apparaît 17 fois dans le texte (= 1.2%))
[6.]    pouvoir (apparaît 16 fois dans le texte (= 1.1%))
[7.]    faire (apparaît 13 fois dans le texte (= 0.9%))
[8.]    mouvement (apparaît 11 fois dans le texte (= 0.8%))
[9.]    social (apparaît 8 fois dans le texte (= 0.6%))
[10.]    pauvre (apparaît 8 fois dans le texte (= 0.6%))
[11.]    droit (apparaît 8 fois dans le texte (= 0.6%))
[12.]    lutte (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.5%))
[13.]    europe (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.5%))
[14.]    émancipation (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.5%))
[15.]    devoir (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.5%))

On remarque l’importance de mots qui renvoient au social et à un vocabulaire « de gauche » ( »populaire » (probablement très souvent dans l’expression « écologie populaire »), « mouvement », « social », « pauvre », « lutte », « émancipation ») ce qui montre bien le fait que cette contribution vienne de « la gauche des verts ». Voyons maintenant la contribution que j’avais trouvé proche de « l’écologie populaire altermondialiste » à la lecture: Construire avec les verts….

*****************************************************************************************

Construire, avec les Verts, une gauche de transformation écologique et sociale
Quelques signataires: Martine Billard, Yves Contassot, Laurent Moccozet, …

nombre de mots (non vides)= 1040
nombre de mots différents (non vides)= 610 (58.7%)

[1.]    ecologie (apparaît 22 fois dans le texte (= 2.1%))
[2.]    politique (apparaît 21 fois dans le texte (= 2.0%))
[3.]    vert (apparaît 12 fois dans le texte (= 1.2%))
[4.]    social (apparaît 12 fois dans le texte (= 1.2%))
[5.]    ps (apparaît 10 fois dans le texte (= 1.0%))
[6.]    pouvoir (apparaît 10 fois dans le texte (= 1.0%))
[7.]    gauche (apparaît 10 fois dans le texte (= 1.0%))
[8.]    force (apparaît 9 fois dans le texte (= 0.9%))
[9.]    europe (apparaît 8 fois dans le texte (= 0.8%))
[10.]    élection (apparaît 8 fois dans le texte (= 0.8%))
[11.]    crise (apparaît 8 fois dans le texte (= 0.8%))
[12.]    nombreux (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.7%))
[13.]    parti (apparaît 6 fois dans le texte (= 0.6%))
[14.]    initiative (apparaît 6 fois dans le texte (= 0.6%))
[15.]    aujourd’hui (apparaît 6 fois dans le texte (= 0.6%))

Pas si proche que ça en apparence, on trouve quand même dans les 15 termes les plus fréquents de cette contribution des mots comme « social », « ps » ou « gauche » qui renvoient aux commentaires des 2 premières pages de la contribution à propos de l’état de la gauche.

*****************************************************************************************
Face à l’urgence, réussissons l’union des écologistes (Audaces à la dernière AG)
Quelques signataires: Denis Baupin, Marie-Christine Blandin, Alain Lipietz, Noël Mamère, …

nombre de mots (non vides)= 570
nombre de mots différents (non vides)= 394 (69.1%)

[1.]    ecologie (apparaît 25 fois dans le texte (= 4.4%))
[2.]    politique (apparaît 12 fois dans le texte (= 2.1%))
[3.]    parti (apparaît 10 fois dans le texte (= 1.8%))
[4.]    devoir (apparaît 7 fois dans le texte (= 1.2%))
[5.]    vert (apparaît 6 fois dans le texte (= 1.1%))
[6.]    faire (apparaît 6 fois dans le texte (= 1.1%))
[7.]    social (apparaît 5 fois dans le texte (= 0.9%))
[8.]    réponse (apparaît 5 fois dans le texte (= 0.9%))
[9.]    face (apparaît 5 fois dans le texte (= 0.9%))
[10.]    environnemental (apparaît 5 fois dans le texte (= 0.9%))
[11.]    incarner (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.7%))
[12.]    aujourd’hui (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.7%))
[13.]    falloir (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.7%))
[14.]    étape (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.7%))
[15.]    urgence (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.5%))

Le texte n’utilise pas tout à fait le même vocabulaire que les 2 contributions précédentes (certes « social » reste présent (ce qui est normal étant donné que le propre des verts est de lier social et environnemental) mais par contre il n’y a pas d’autres mots « marqués de gauche ». Apparition du mot « environnemental ». Remarquons l’absence du mot « europe » dans ces 15 termes (il apparaît donc 3 fois ou moins dans le texte mais ce texte est plus court que les 2 textes déjà commentés)

*****************************************************************************************

L’écologie unie (Urgence Ecolo à la dernière AG)
Quelques signataires: Maryse ARDITI, Yves COCHET, Marie-Anne ISLER-BEGUIN, Hugues STOECKEL, …

nombre de mots (non vides)= 531
nombre de mots différents (non vides)= 379 (71.4%)

[1.]    ecologie (apparaît 19 fois dans le texte (= 3.6%))
[2.]    politique (apparaît 8 fois dans le texte (= 1.5%))
[3.]    europe (apparaît 8 fois dans le texte (= 1.5%))
[4.]    pouvoir (apparaît 7 fois dans le texte (= 1.3%))
[5.]    social (apparaît 6 fois dans le texte (= 1.1%))
[6.]    economie (apparaît 6 fois dans le texte (= 1.1%))
[7.]    devoir (apparaît 5 fois dans le texte (= 0.9%))
[8.]    unir (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[9.]    vie (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.6%))
[10.]    vert (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.6%))
[11.]    tel (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.6%))
[12.]    solidarité (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.6%))
[13.]    sobriété (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.6%))
[14.]    seul (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.6%))
[15.]    relocalisation (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.6%))

Ici, « europe » est très présent, accompagné de « classiques » ( »ecologie », « politique », « social », « vert ») et surtout de mots qui renvoient au côté « programme électoral » que j’avais relevé dans mon autre analyse: « économie », « solidarité », « sobriété », « relocalisation ». Des mots qui peuvent renvoyer également à l’idéologie de la décroissance: « vie », « sobriété », « relocalisation ».

*****************************************************************************************
Nouvelle Donne Ecologiste: CONTRIBUTION POUR REFONDER, INNOVER, REDONNER L’ESPOIR
Quelques signataires: Franck Contat , Jean-Marc Pasquet, Pascale Debord, …

nombre de mots (non vides)= 512
nombre de mots différents (non vides)= 339 (66.2%)

[1.]    devoir (apparaît 20 fois dans le texte (= 3.9%))
[2.]    politique (apparaît 13 fois dans le texte (= 2.5%))
[3.]    ecologie (apparaît 12 fois dans le texte (= 2.3%))
[4.]    parti (apparaît 11 fois dans le texte (= 2.1%))
[5.]    vert (apparaît 10 fois dans le texte (= 2.0%))
[6.]    pouvoir (apparaît 10 fois dans le texte (= 2.0%))
[7.]    nouveau (apparaît 5 fois dans le texte (= 1.0%))
[8.]    société (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[9.]    social (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[10.]    publique (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[11.]    proposition (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[12.]    economie (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[13.]    autonomie (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[14.]    oeuvre (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.6%))
[15.]    scrutin (apparaît 3 fois dans le texte (= 0.6%))

Toujours les « classiques » + des mots qu’on a peu vus jusque là: « nouveau » (mot qui fait partie du titre de la contribution), « société », « proposition » ou « publique » (et on retrouve « économie »).

*****************************************************************************************
Utopie et Réalisme, Pour une écologie de l’espoir solidaire et conviviale (Espoir en Actes à la dernière AG)
Quelques signataires: Suzanne Auger, Cécile Duflot, Yves Frémion, Jean-Vincent Placé, …

nombre de mots (non vides)= 982
nombre de mots différents (non vides)= 591 (60.2%)

[1.]    ecologie (apparaît 30 fois dans le texte (= 3.1%))
[2.]    vert (apparaît 26 fois dans le texte (= 2.6%))
[3.]    politique (apparaît 20 fois dans le texte (= 2.0%))
[4.]    devoir (apparaît 12 fois dans le texte (= 1.2%))
[5.]    pouvoir (apparaît 11 fois dans le texte (= 1.1%))
[6.]    faire (apparaît 11 fois dans le texte (= 1.1%))
[7.]    proposer (apparaît 9 fois dans le texte (= 0.9%))
[8.]    travail (apparaît 8 fois dans le texte (= 0.8%))
[9.]    parti (apparaît 8 fois dans le texte (= 0.8%))
[10.]    droit (apparaît 8 fois dans le texte (= 0.8%))
[11.]    vivre (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.7%))
[12.]    société (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.7%))
[13.]    projet (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.7%))
[14.]    mouvement (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.7%))
[15.]    gauche (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.7%))

Beaucoup de verbes ( »devoir », « pouvoir » (voir mes remarques sur ces 2 verbes à la fin), « faire », « proposer », …), ce qui confirme un peu l’idée de dynamisme et d’action qui je trouve transparaît dans le texte. Le mot « travail » apparaît 8 fois dans le texte (il faudrait ici regarder le contexte). 2 « absences » notables et relativement étonnantes: « europe » et « social » (ils apparaissent respectivement 6 et 4 fois dans le texte).

*****************************************************************************************
Rassembler les écologistes, Changer les Verts !
Quelques signataires: Bernard Jomier, Dan Lert, Guillaume Fillon, …

nombre de mots (non vides)= 515
nombre de mots différents (non vides)= 323 (62.7%)

[1.]    ecologie (apparaît 22 fois dans le texte (= 4.3%))
[2.]    devoir (apparaît 13 fois dans le texte (= 2.5%))
[3.]    vert (apparaît 9 fois dans le texte (= 1.7%))
[4.]    politique (apparaît 9 fois dans le texte (= 1.7%))
[5.]    congrès (apparaît 9 fois dans le texte (= 1.7%))
[6.]    savoir (apparaît 6 fois dans le texte (= 1.2%))
[7.]    faire (apparaît 6 fois dans le texte (= 1.2%))
[8.]    société (apparaît 5 fois dans le texte (= 1.0%))
[9.]    rassemblement (apparaît 5 fois dans le texte (= 1.0%))
[10.]    premier (apparaît 5 fois dans le texte (= 1.0%))
[11.]    crise (apparaît 5 fois dans le texte (= 1.0%))
[12.]    rassembler (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[13.]    objectif (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[14.]    mettre (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))
[15.]    lutte (apparaît 4 fois dans le texte (= 0.8%))

Dans cette contribution des lanceurs de l’appel au rassemblement des écologistes, on trouve beaucoup « rassembler » et « rassemblement ». « congrès », « lutte » et « objectif » sont aussi assez présents mais (bizarrement) pas « europe » (en regardant la liste complète des mots, je vois qu’il apparaît en fait 4 fois et qu’il aurait donc très bien pu figurer dans cette liste, on voit encore une fois les limites de l’exercice…).

*****************************************************************************************

Face aux urgences : Une écologie radicale et concrète !
Quelques signataires: Laurence Abeille, Jean-Marc Brûlé, Franck Contat, …

nombre de mots (non vides)= 987
nombre de mots différents (non vides)= 577 (58.5%)

[1.]    ecologie (apparaît 27 fois dans le texte (= 2.7%))
[2.]    vert (apparaît 19 fois dans le texte (= 1.9%))
[3.]    devoir (apparaît 19 fois dans le texte (= 1.9%))
[4.]    crise (apparaît 16 fois dans le texte (= 1.6%))
[5.]    politique (apparaît 11 fois dans le texte (= 1.1%))
[6.]    venir (apparaît 10 fois dans le texte (= 1.0%))
[7.]    pouvoir (apparaît 9 fois dans le texte (= 0.9%))
[8.]    nouveau (apparaît 9 fois dans le texte (= 0.9%))
[9.]    face (apparaît 9 fois dans le texte (= 0.9%))
[10.]    action (apparaît 9 fois dans le texte (= 0.9%))
[11.]    bien (apparaît 7 fois dans le texte (= 0.7%))
[12.]    vie (apparaît 6 fois dans le texte (= 0.6%))
[13.]    permettre (apparaît 6 fois dans le texte (= 0.6%))
[14.]    lien (apparaît 6 fois dans le texte (= 0.6%))
[15.]    falloir (apparaît 6 fois dans le texte (= 0.6%))

« nouveau » , « vie » et « lien » sont dans la liste. « action » aussi (c’est peut-être une des raisons pour lesquelles le texte me plaît). Un mélange de l’écologie unie et de nouvelle donne écologiste? (j’ai ajouté ce texte dans ma synthèse hier).

*****************************************************************************************

Quelques remarques générales:

  • Un bon point: la plupart des contributions parlent au présent! (le mot « aujourd’hui » apparaît dans de nombreux « top 15″)
  • Remarque sur des mots comme « devoir » et « pouvoir » par exemple. Ces mots peuvent être utilisés à la fois comme verbe ( »nous devons modifier nos comportements ») et comme nom ( »le devoir d’agir »). Dans le cas de « pouvoir » c’est encore plus problématique car le nom n’a pas tout à fait le même sens que le verbe, surtout dans le contexte politique. Il pourrait être intéressant de regarder ça plus en détail. Cependant, je pense que c’est la forme verbale qui est ici utilisée dans la grande majorité des cas.
  • Je dois reconnaître que je suis déçu: l’exercice était amusant mais finalement il n’apporte pas grand chose! Je pense que celà est dû au fait que les contributions restent des textes relativement courts pour faire des statistiques (se contenter des 15 mots les plus fréquents dans des textes aussi courts est parfois trompeur (celà peut se jouer à une ou deux occurences)) et que les différences sont noyées dans une mer de consensus! Souvent, ce qui fait l’originalité d’un texte tient en un ou 2 paragraphes et seule la lecture attentive permet vraiment de se faire une idée.
  • Peut être aussi que la faiblesse de l’apport est dûe à mon manque d’expérience en analyse du discours ou au fait que je n’y ai pas passé assez de temps…

Cedric Les Verts , , , , ,

Par souci d’honnêteté…

17/08/2008

Comme le laissaient préfigurer mes réflexions sur les contributions déposées avant nos journées d’été (plus que quelques jours!), j’ai décidé de signer la contribution « Utopie et réalisme, Pour une écologie de l’espoir solidaire et conviviale« . L’ambition et le dynamisme (pour les verts) affichés dans ce texte m’ont vraiment séduit et convaincu et après une relecture, j’ai décidé d’agir pour accompagner les verts dans cette voie.

Entre temps, une nouvelle contribution a été déposée (j’ai cru comprendre que d’autres textes « tomberaient » sûrement avant les journées d’été). Je n’ai pas encore eu le temps de la lire en détail mais j’ajouterai mes réflexions sur ce texte à mon billet de « synthèse ».

J’espère garder aussi longtemps que possible (toujours!) un regard critique sur la vie interne du parti et (surtout) de bonnes relations avec tous les verts: nous poursuivons tous un but commun et la grande majorité de notre temps et de notre énergie doit être consacrée à l’atteindre!

By the way, 2 textes intéressants: Unis et pluriels, un projet d’avenir (par Jean-Pierre Lancry) et Quelle voie pour l’écologie politique? (par Jean Laffont) (et puis ça et ça). Et notre secrétaire nationale demain matin sur france culture!

Cedric Les Verts , , , ,

Qu’est-ce que l’écologie politique?

15/08/2008

Je pense que parallélement à l’activité militante et à la vie interne du parti, il faut réflechir à ce qu’est l’écologie politique. Surtout que l’écologie est régulièrement caricaturée, parfois totalement vidée de son sens. A nous, militants, de nous donner les clefs pour comprendre l’écologie politique et être capables de l’expliquer aux sceptiques. Voici quelques liens qui vont dans ce sens:

Pour commencer, l’excellent podcast d’Yves Cochet « Est-ce qu’il existe un paradigme écologique? » qu’on peut trouver sur la Sonothèque du site des Verts.

Une synthèse de Florent: définir l’écologie politique: ce billet nous oriente vers de nombreuses lectures intéressantes, je vous le conseille vivement! D’ailleurs, je ne peux pas m’empécher de vous donner des liens tirés du billet de Florent, notamment On n’est pas là pour protéger l’environnement sur le blog de Julien Lecaille et les alternatives écologistes de Jean Zin.

Bien sûr, il faut compléter ces lectures avec de bons bouquins, plus complets. Pour commencer, rien de tel que l’Histoire de la révolution écologiste d’Yves Frémion qui nous donne des références bibliographiques complètes où chacun trouvera son bonheur.

J’allais oublier EcoRev’, la revue de l’écologie politique, dont le numéro 29 a pour titre « Quelles sciences pour une planète vivable en 2030? » J’aurais l’occasion de vous en reparler.

N’hésitez pas à compléter ces premières pistes par vos commentaires!

Cedric Ecologie , , , , ,


Warning: fsockopen() [function.fsockopen]: unable to connect to twitter.com:80 in /mnt/154/sda/0/9/lepanoptique/wp-includes/class-snoopy.php on line 1142